Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 12:09

margaretduras        Si comme moi vous aimez Marguerite Duras, je vous invite, avec un immense plaisir, à rejoindre la communauté "Autour de Marguerite Duras" que je viens de créer sur overblog.

 

Le but est d'échanger autour de cette écrivaine majeure du XXe siècle, de recenser toutes les ressources qui paraissent autour de son oeuvre et de sa vie, de partager les textes et citations que nous aimons ainsi que nos impressions de lecture.

duras adler

Pour ma part, je compte approfondir mes lectures et me procurer quelques DVD des films qu'elle a réalisés. Je vous recommande la biographie de Laure Adler (Folio n° 3417) qui est passionnante !


Je remercie chaleureusement Denis de m'avoir suggéré l'idée et j'en profite pour signaler la communauté "Autour d'Albert Camus" qu'il anime avec Fabienne. Leur blog  Au bonheur de lire vaut vraiment le détour et contient de nombreux articles sur l'écrivain.

 

Je remercie tous ceux qui voudront bien diffuser l'information sur leur blog afin de contribuer à faire connaître cette communauté.

 

Au plaisir de vous compter bientôt parmi les membres du groupe !

 

Amitiés ! 

 

Heide

Par Heide - Publié dans : Marguerite Duras - Communauté : Autour de Marguerite Duras
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 00:50

      Marguerite-Duras-rencontres.jpg Lorsqu'on évoque l'oeuvre de Marguerite Duras, les réactions ne sont jamais mitigées : son style, sa voix, les thèmes qu'elle aborde et son personnage même laissent rarement indifférents.  Marguerite Duras a profondément marqué la littérature du XXe siècle et de nombreux lecteurs dont je fais partie.

 

     Un peu d'histoire ...

 

     Marguerite Donnadieu est née en Indochine, près de Saïgon, le 4 avril 1914. Elle ne prendra le nom de Marguerite Duras qu'en 1943, à l'occasion de la parution de son premier roman Les Impudents. C'est une façon pour elle de rendre hommage à son père, originaire de Villeneuve-sur-Lot. La bibliographie exhaustive de son oeuvre, impressionnante en terme de diversité et de volume, se trouve à la fin de La Pluie d'été (1990).

En 1997, un groupe de passionnés, des habitants de Duras et des spécialistes de l'oeuvre, s'associent autour de ce "lieu de mémoire" dans le but de "faire connaître les liens de Marguerite Duras avec le Lot-et-Garonne, de poursuivre les recherches sur la vie de l'auteure dans la région pour les mettre à disposition de tout public. Elle s'applique aussi à approfondir et transmettre l'œuvre (roman, théâtre, cinéma) et espère pouvoir partager l'espace infini de la langue de la parole de l'auteur." (Source : site de l'Association Marguerite Duras)


5888_chateau-duras-photo2.jpgChâteau de Duras


   Les Rencontres de Duras et le site de l'Association

 

  Comme chaque année depuis 15 ans, les 17, 18, 19 et 20 mai 2012 se tiendront les Rencontres de Duras, au château de Duras, en Lot-et-Garonne.  Le programme complet de ces quatre jours durassiens est disponible sur le site de l'Association : on pourra assister à des représentations théâtrales, des projections de films, des lectures, des conférences d'universitaires spécialistes de l'oeuvre et des interventions d'auteurs...


Cette année, les thèmes à l'honneur sont : Monique-Dorsel-rencontres-Duras.jpg

  • Marguerite Duras et les images
  • Regarder, être regardée
  • Ecrire le vietnam contemporain

 

 

 

REGARDEZ, DIT-ELLE Monique Dorsel. 

Textes extraits de Les Yeux verts et L'Homme atlantique.

Mise en espace de Charles Gonzales (Assoc. MD.org)

 

   En dehors de ces journées, vous pouvez consulter le site de l'Association, une véritable mine pour suivre les actualités durassiennes, lire des conférences, trouver des photos et des films (effectivement Denis, certains sont disponibles en DVD : voici le lien).

   Je ferai un compte-rendu de ces Rencontres auxquelles j'aurai la chance de me rendre puisque j'habite tout près...

 

   A bientôt !

 


Par Heide - Publié dans : Marguerite Duras - Communauté : Autour de Marguerite Duras
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 00:00

saison-pluies-senegal.jpg

Saison des pluies au Sénégal (Wat TV)


       Ce matin, j'avais envie de partager un très beau poème de Léopold Sédar Senghor, immense écrivain épris de francophonie. On y retrouve l'inspiration africaine et la mélodie senghorienne qui emprunte son rythme et ses intonations aux musiques du Sénégal, sa terre natale. En Afrique occidentale, la saison des pluies, "l'hivernage", se déroule de juin à octobre. Et c'est un choix de circonstances car il a beaucoup plu en Périgord ces jours-ci !


Il a plu toute la nuit.

J'ai pensé à toi sous la fulgurance sulfureuse des ténèbres.

La mer bavait sur les brisants des tuiles vertes, la mer meuglante

Sous le tonnerre et la tornade, nous gémissions sous l'Angle de la mort

D'une longue plainte et si douce

 

Me voici dans le gouffre du palais sonore

Dans les moiteurs, les migraines, comme à Dyilôr jadis

Ma mère ceignait mes angoisses de feuilles de manioc, les saignait.

A Joal comme autrefois, il y a cette souffrance à respirer qui colle visqueuse à la passion.

Cette fièvre aux entrailles le soir, à l'heure des peurs primordiales.

 

Je rêve aux rêves de jeunesse.

Mon ami l'Etranger disait la fraîcheur des prés en Septembre

Et les roses de Tinchebray qui s'irisent dans la candeur du matin

Je rêvais d'une jeune fille au coeur odorant.

Et quand elle se fâchait, on délirait, ses yeux jetaient des éclairs

 

Je souffre, comme toi n'est-ce-pas ? Comme la nuit d'hivernage.

 

Léopold Sédar Senghor, Lettres d'hivernage, Le Seuil, 1972

 

220px-Su shi
Finissons par une belle phrase de Sou Shi, calligraphe, poète et peintre chinois (1037-1101), dans Poèmes :


" Au crépuscule doré, la pluie avait encore tracé ses fils de soie."

 

Et après la pluie ... What a wonderful world ...

 

Bon dimanche !

 

 

 

Par Heide - Publié dans : Poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 20 avril 2012 5 20 /04 /Avr /2012 13:34

       comme une mèreVoici un court roman bouleversant sur lequel, comme moi,  vous avez peut-être lu ici ou là des avis de lecteurs (lectrices...)  enthousiastes.

Karine Reysset aime écrire sur la maternité :  déjà dans l'Inattendue, un premier roman très remarqué lors de sa parution en 2009, l'auteure racontait, dans une sorte de journal de bord, l'attente particulière de la première grossesse, avec ses questionnements et ses découvertes, ses angoisses et ses doutes... Alors,  je n'ai pas hésité une seconde lorsque j'ai reconnu, chez mon libraire, la couverture évocatrice et le titre prometteur de Comme une mère,  roman que j’avais repéré sur la Toile, lors de sa sortie en poche (collection Points).

 

          L'histoire

 

       Il est question des destins croisés de deux femmes à un moment difficile de leur vie : Judith vient de mettre au monde un enfant mort-né et, pour elle, le sort semble s’acharner... Au même moment, dans le même hôpital, la jeune Emilie, âgée de 19 ans, se résigne à accoucher sous X. Tout s'enchaîne alors très vite : folle de chagrin,  Judith enlève la petite fille prénommée Léa...

 

          Mes impressions

 

       Les parcours de Judith et d’Emilie m'ont touchée : Karine Reysset esquisse avec pudeur et finesse le portrait de deux femmes qui doivent faire face à une maternité douloureuse. Emilie est ancrée dans le réel, empêtrée dans les difficultés sociales (le chômage, l'absence de logement) et son courage résigné est vraiment émouvant. Quant à Judith, elle est bouleversante dans sa volonté désespérée d'effacer la perte et de reconstruire coûte que coûte le lien maternel rompu. Son attachement à la petite fille est d'autant plus fort qu'il se construit hors du temps... Le temps des responsabilités, le temps de rendre des comptes, le temps d'accepter et de pouvoir, s'il se peut, faire le deuil du premier enfant, celui qui n'est pas venu... Bien entendu, je ne dévoilerai rien du dénouement ; sachez simplement que l'émotion y est bien présente.

Cependant, si je devais émettre une petite réserve, je dirais que la brièveté du roman donne parfois l'impression que les situations ne sont qu'ébauchées. La psychologie des deux femmes est parfaitement bien cernée, mais la cohérence des événements aurait pu être renforcée par une analyse psychologique plus fouillée. Par moment, je dois reconnaître que je suis restée un tout petit peu sur ma faim…


       Malgré tout, Comme une mère est un roman sensible : l’écriture rend palpable le vide de l’absence et montre à quel point la frontière entre le bonheur et le désespoir est fragile et réversible.


       Un extrait


"  Je voulais leur confier mon gri-gri pour qu'ils le mettent au creux de ton épaule, je n'ai pas la force de te voir une nouvelle fois, mais les portes du bureau sont closes, les équipes, en réunion. Je suis désemparée, incapable de m’arracher encore à ce lieu où tout commence, où tout finit.

   Dans la chambre au bout du couloir, par la porte entrouverte, j’aperçois la jeune fille, celle de la salle de travail. Elle est endormie. Un nouveau-né repose dans un berceau à ses côtés. J’entre sur la pointe des pieds. Je ne peux m’empêcher de les regarder, elles sont belles, chacune à leur manière. Tableau touchant, désarmant, désolant. Le drap découvre le tatouage sur son épaule. C’est encore une enfant. Elle est plutôt jolie avec ses cheveux blond foncé, sa pâleur et ses lèvres boudeuses.Reysset-d.r 

   Le bébé est une vraie poupée, un chef-d’œuvre de la nature. Les lèvres bien roses, ourlées en un baiser imaginaire, les mains ouvertes à la caresse, un teint de porcelaine, un nez retroussé, des cheveux abondants couleur miel. Je passe furtivement la main sur son front, sa peau est si douce. » (page 32)

 

Bonne lecture !

 


Par Heide - Publié dans : Littérature contemporaine francophone
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 17 avril 2012 2 17 /04 /Avr /2012 01:10

Marie -Claire Bancquart, né en 1932.

Poète, romancière et essayiste contemporaine.

AbsenceMCBlancquart

 

Un sourd qui essaierait de toucher la musique

S'interrogeant

Avec ses doigts

Sur la courbe des notes

 

L'absence coeur déteint

 

La table même a l'air fragile

Dans les rêves vient une horloge

Qui broute du brouillard                                                          

 

Inhabitable

Le corps où dépareille

Un sang que l'on croyait jumeau d'un autre

 

On aimerait tuer l'espace.

 

Marie-Claire Bancquart, Cherche-terre, "Absence", 1977

 

A lire, un entretien avec M.-C. Bancquart,  pour le Printemps des poètes.

 


Par Heide - Publié dans : Poésie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

  • : Le blog de Heide
  • Le blog de Heide
  • : Littérature
  • : Un tour d'horizon de mes lectures, contemporaines ou classiques. De la poésie, juste pour le plaisir des mots ... De la littérature de jeunesse, au fur et à mesure de mes découvertes. Un peu de cinéma et de la BD de temps à autre ... Bienvenue ... à fleur de mots!
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact
  • : 03/05/2009

livre-volant.jpg

En ce moment, je lis ...

 

 

    femmefuyantannonceautre histoire D'Ormessoname vie poche

Recherche

coeurjpg

Prochainement ...

eux-sur-la-photo.jpggidefauxmonnayeursLa mort heureuse camus

pages_icon_LEC-copie-6.gif 

Partant pour une lecture commune ? Contactez-moi !

 

Atelier-d-ecriture.jpg

Logounephotoquelquesmots-copie-1.jpg 

 

Challenges

une_annee_des_livres_Sophie-copie-1.jpg

 

 

Un-mot-des-titres

 

 

Defi-PR1

 

Logo-Voisins-Voisines-Calibri-noir-cadre-blanc.jpg

 

  challenge-Des-notes-et-des-mots-4.jpg

 

Classique-final-3.jpg

 

challenge_Paris-1-.jpg

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés