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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 22:53

logo-mardi-31       De retour sur mon blog après quelques semaines d'absence, c'est avec beaucoup de plaisir que je retrouve le rituel du "mardi sur son 31", initié par Sophie.

De ce superbe roman à l'atmosphère si particulière, où les choses, les lieux et les êtres sont imprégnés de magie, j'ai choisi la phrase emblématique suivante :


"Le soleil illuminait les murs et les gondoles en devenir."


Il est question de la vie d'Ignazio Firielli et de Venise, des liens entre sa famille et les gondoles, avant même l'Uruguay. Il est question aussi du grand-père Nonno Alfredo dont Ignazio rêve de connaître l'histoire secrète...

J'aurais d'ailleurs pu choisir ce passage :


" Ce qu'il attendait arriva un jour : découvrir le secret de son grand-père, la confession furtive et torride de son histoire aventureuse."


Je vais adorer ce roman qui a pour toile de fond l'Uruguay et dont le début raconte l'histoire incroyable, aux accents mythiques, de la petite Pajarita - "petit oiseau" - disparue depuis un an, retrouvée en haut d'un immense ceibo à plus de trente mètres du sol et qui prend son envol symbolique dans sa chute spectaculaire, après que son frère l'a reconnue.

 

Bonne lecture !

montagne-invivible.jpg

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 22:10

logo-mardi-31Pour ma 6e participation au rendez-vous de Sophie « Le Mardi sur son 31 », je présente le roman-voyageur de Julia Germillon, Funambules.

L’histoire débute le 3 mars 1991. A la une de tous les journaux, la mort de Serge Gainsbourg. Page 31, le lecteur poursuit sa rencontre avec Sara, jeune allemande encore marquée par l’absence de liberté à Berlin-est, avant la réunification. Parallèlement, on vient de découvrir Mimi, Ben et Jane, des personnages profonds et complexes auxquels on s’attache dés les premières pages. Leurs destinées vont se croiser, de toute évidence.


Voici les deux phrases que je retiens page 31, à propos de Sara :

« Elle avait aspiré à commencer une nouvelle vie à Paris. Mais son rêve s’était toujours limité à son départ pour la France. »


Pourquoi ce passage ? Parce qu’il montre bien l’ambivalence et la complexité de nos désirs profonds. En route pour Paris, capitale qu’elle souhaite habiter depuis toujours, Sara réalise qu’elle était jusqu’à présent si absorbée par son rêve de départ qu’elle ne s’est jamais imaginé l’arrivée. Ainsi, le rejet de « sa ville natale qui [pendant des années] étouffait derrière un mur » se mue soudainement, presque à son insu, en un questionnement troublant sur la vie parisienne qui s’offre à elle, concrètement désormais.

J’aime beaucoup le début de Funambules pour le style très fluide, la toile de fond qui semble se tisser sous nos yeux et la réflexion subtile sur des thèmes comme le rêve, la liberté, l’espoir, l’attrait pour le sens profond de l’art en même temps que le désintérêt pour les choses futiles de la vie.

Je poursuis donc ma lecture avec un immense plaisir, pressée de retrouver les personnages imaginés par Julia…


N’oubliez pas de vous inscrire pour lire à votre tour ce livre-voyageur ! Avec l’accord de l’auteure, je l’enverrai à un futur lecteur dés que j’en aurai terminé la lecture.

 

FUNAMBULES-couvertureA bientôt !

Heide

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 00:15

FUNAMBULES-couverture.jpg

 

Julia Germillon, Funambules,

Editions Lunatique, 2012

Roman 345 pages

 

J'ai eu le plaisir de recevoir, en provenance directe de Normandie, le premier roman de Julia Germillon, dont le titre est Funambules. Denis du blog Bonheur de lire a beaucoup apprécié cette lecture et, en accord avec l'auteure, le livre a poursuivi son voyage - que j'espère long et riche - vers la Dordogne, en attendant de rejoindre d'autres horizons.

 

Je remercie chaleureusement Julia de sa confiance et je m'engage à lire Funambules très rapidement, puis à rédiger un article pour présenter le roman et donner mon ressenti.

Quant aux lecteurs et lectrices qui souhaitent recevoir ce livre voyageur, il vous suffit de vous inscrire en commentaires !

 

Rendez-vous le 12 juin pour "le mardi sur son 31" : je présenterai plus précisément l'intrigue à partir d'une phrase choisie à la page 31 du roman.

 

A bientôt !


Heide

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 20:26

logo-mardi-31

     Comme chaque mardi, je participe au rendez-vous ludique de Sophie : il s'agit de prélever une phrase (ou deux voire trois, je triche un peu...) dans le livre que l'on est en train de lire et d'en dire quelques mots. Alors, comme j'ai de nombreuses lectures en cours, j'ai choisi un livre de littérature jeunesse que je lis dans le cadre de la préparation d'un défi lecture CM2-6e. C'est un court roman d'une qualité incontestable, notamment parce que l'auteur joue sur l'intertextualité, en proposant une sorte de réécriture moderne du conte traditionnel Le Petit Poucet.

 

Page 31, nous sommes au début du chapitre V dont le titre est le suivant : "Récit de Daniel Sanz, quarante-huit ans, chauffeur routier".

" Toute une tripotée de gosses. D'un seul coup dans mes phares. Et qui lèvent les bras en l'air :

- Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! "


La construction du roman est intéressante car chaque chapitre fait progresser l'action à partir du point de vue d'un nouveau personnage. A ce stade, Yann Doutreleau, 10 ans, dernier né d'une fratrie de sept garçons comptant trois couples de jumeaux, vient de fuir avec ses frères, au milieu de la nuit, leur père ayant menacé de les tuer.

 

Bonne lecture !

enfantocéanmourlevat

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 22:38

Ce soir, hommage à Jeff Buckley, chanteur et guitariste américain, mort accidentellement à l'âge de 30 ans, le 29 mai 1997 (il s'est noyé dans le Mississipi).

Voici l'une de mes chansons préférées, extraite du magnifique album Grace, sorti en 1994 et qui restera le seul enregistré en studio. (vidéo You tube pour l'écouter)

Lover, You Should've Come Over

Looking out the door
I see the rain fall upon the funeral mourners
Parading in a wake of sad relations as their shoes fill up with water
And maybe I'm too young
To keep good love from going wrong
But tonight you're on my mind so
(you'll never know)

I'm broken down and hungry for your love
With no way to feed it
Where are you tonight?
Child, you know how much I need it.
Too young to hold on
And too old to just break free and run

Sometimes a man gets carried away,
When he feels like he should be having his fun
And much too blind to see the damage he's done
Sometimes a man must awake to find that, really,
He has no-one...

So I'll wait for you... And I'll burn oh
Will I ever see your sweet return, oh/or, will I ever learn?
Lover, you should've come over
'Cause it's not too late.

Lonely is the room the bed is made
The open window lets the rain in
Burning in the corner is the only one who dreams he had you with him
My body turns and yearns for a sleep that will never come
It's never over, my kingdom for a kiss upon her shoulder
It's never over, all my riches for her smiles when I slept so soft against her...
It's never over, all my blood for the sweetness of her laughter
It's never over, she is the tear that hangs inside my soul forever
Maybe I'm just too young to keep good love from going wrong
Oh... lover you should've come over...
'cause it's not too late...
I feel too young to hold on
I'm much too old to break free and run
Too deaf, dumb, and blind to see the damage I've done
Sweet lover, you should've come over
Oh, love I'm waiting [I waited] for you
Lover, you should've come over
'cause it's not too late

 

Paroles et musique : Jeff Buckley

Album Grace


 
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Published by Heide - dans Musique
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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 14:46

    logo-mardi-31     Voici ma contribution au rendez-vous hebdomadaire proposé par Sophie. Rappelons qu'il s'agit de prélever une phrase (ou deux... Je ne parviens jamais à me limiter à une seule phrase...) à la page 31 du livre que l'on est en train de lire, et d'en dire quelques mots.


     Cette semaine, j'ai plusieurs lectures en cours dont toujours le fabuleux roman de Grossman, Une femme fuyant  l'annonce, présenté la semaine dernière. Je lis également Une autre histoire de la littérature française de Jean d'Ormesson, académicien bien connu. Cette histoire de la littérature française compte deux tomes dans lesquels l'auteur "invite le lecteur à en savoir un peu plus sur les oeuvres passées en revue".

Un bel hommage aux livres et à la littérature, dans un style vif et truculent, qui me permet de revoir quelques éléments d'histoire littéraire, hors des ouvrages purement techniques et donc avec la légèreté et le plaisir de l'anecdote.

autre-histoire-D-Ormesson.JPGPage 31 de ce premier tome, il est question de Rabelais. Autour de la question du rire, du langage qui est 'une invention constante" chez cet écrivain, sont évoqués des auteurs comme Stendhal, Flaubert, James Joyce, de grands noms qui ne me laissent pas indifférente...

Dans le passage que j'ai choisi, Jean d'Ormesson compare Rabelais et James Joyce :

" Appuyé à la fois chez l'un et chez l'autre, sur une symbolique du voyage et sur une commune témérité qui leur a valu à tous deux des adversaires et des ennuis, le langage jette un pont entre Rabelais et Joyce. Et quoi d'étonnant à voir le langage traduire les voyages d'Ulysse ou de Panurge et les obscénités de Rabelais et de Joyce ? Tout langage est exploration, tout langage est transgression."

 

Je viens d'ailleurs d'acheter Ulysse de James Joyce, que j'ai hâte de découvrir - vu tout le bien qu'on m'en a dit - quand j'aurai un peu plus de temps car c'est un très gros livre (1157 pages dans la nouvelle édition Folio)

 

J'ajoute que les deux tomes sont parus en poche dans la collection Folio et même en Librio, il me semble.


une-autre-histoire-de-la-litterature-francaise-tome-1-jean-.gifautre-hist-t2.gif

 

Bonne lecture !


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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 17:23

delphine_de_vigan_rien_ne_s_oppose_a_la_nuit_lattes.jpg

RIEN NE S’ OPPOSE A LA NUIT
de Delphine de Vigan
JC Lattès, 450 p., 19 euros

 

    Rien-ne-s-oppose-a-la-nuit.jpgRien ne s'oppose à la nuit est le 6e livre de Delphine de Vigan, écrivaine contemporaine reconnue, souvent primée et que j'aime beaucoup lire. On retrouve dans ce roman de la rentrée littéraire 2011 la veine autobiographique présente dans Jours sans faim (article), un premier roman publié en 2001, sous le pseudonyme de Lou Delvig et dans Les Heures souterraines (article), roman publié en 2009 dans lequel elle raconte le harcèlement moral dont elle fut victime en tant que cadre dans une grande entreprise.

Le titre Rien ne s'oppose à la nuit est extrait du refrain de la chanson "Osez Joséphine" de Bashung, un artiste que j'aime beaucoup également.

 

     L'histoire

 

    "Et puis, comme des dizaines d'auteurs avant moi, j'ai essayé d'écrire ma mère". Cette phrase du roman indique clairement le projet de l'auteure dans un livre qui est aussi, selon François Busnel (émission La Grande librairie du 15 septembre 2011), "l'histoire d'une famille joyeuse et dévastée".

Deux ans après son décès, Delphine de Vigan raconte, bien au-delà de la vie de sa mère, l'histoire de la douleur de cette femme, prénommée Lucile, une femme très belle (voyez la couverture...), mais extrêmement fragile, maniaco-dépressive, traumatisée par un probable inceste et la mort par accident ou par suicide de trois de ses frères. L'auteure interroge la mémoire familiale pour "approcher la douleur de [sa] mère, en explorer les contours, les replis secrets, l'ombre portée."

 

     Mes impressions

 

     "Ma mère est morte, mais je manipule un matériau vivant". Le roman s'ouvre en effet sur la découverte terriblement traumatisante du cadavre de Lucile, âgée de 61 ans, qui s'est suicidée chez elle,  plusieurs jours auparavant. Delphine de Vigan dépeint la scène et analyse avec une acuité extraordinaire l'état de choc dans lequel elle est plongée à ce moment-là. Elle reviendra sur ce moment terrible en clôture du roman. Je vous renvoie à la lecture de l'incipit faite par Marie-Claude Pietragalla lors de la soirée Rentrée littéraire organisée par la Fnac le 31 août 2011 (vidéo You tube en bas de l'article).

Puis, Delphine de Vigan reconstitue l'histoire familiale, fouille dans les archives : photos, bandes sonores, lettres de Lucile, documents divers sont compulsés, analysés. Viennent s'ajouter à ces sources de travail, les témoignages de membres de la famille, les soeurs de Lucile notamment. La question de l'inceste est posée, difficile parce que non prouvée, mais fort probable.

Parallèlement, l'auteure propose une réflexion très fine sur l'acte d'écrire, sa portée et ses limites, notamment dans le récit rétrospectif, dans cette entreprise de reconstitution autobiographique qui pose également la question de la vérité :"l'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser les questions et d'interroger la mémoire" affirme l'auteure tout en expliquant un peu plus loin : "Sans doute avais-je espéré que, de cette étrange matière, se dégagerait une vérité. Mais la vérité n'existait pas. Je n'avais que des morceaux épars et le fait même de les ordonner constituait déjà une fiction. Quoi que j'écrive, je serais dans la fable." (page 47)

L'intérêt du livre, outre le style toujours exceptionnel, repose aussi sur le glissement du biographique à l'autobiographique, que permet l'existence d'imbrications très fortes entre les destinées des membres de cette famille, dont Delphine de Vigan elle-même. En tant qu'écrivaine, elle se pose alors une autre question fondamentale, celle de la transmission, lourde et subie parfois : hérite-t-on du malheur de nos proches ? Un livre peut-il aider à sortir de cette sorte de spirale infernale qu'est la malédiction familiale ? Et puis, comment rester objective quand on évoque un sujet aussi sensible que la vie de sa propre mère maniaco-dépressive qui plus est ? (La fragilité de Lucile a profondément marqué ses deux filles et est sans doute à l'origine du trouble anorexique décrit et raconté dans Jours sans faim).

Pourquoi écrire sur soi à travers la mémoire familiale et rendre cette histoire publique ? C'est la question que pose Delphine de Vigan dans le discours qu'elle a prononcé lors de la remise du prix Fnac. Dans la Grande librairie (émission du 15 septembre 2011 dont le lien est donné plus haut), elle explique qu'il s'agit pour elle de remonter à l'origine de l'écriture. Dans le roman, elle évoque le jour de la première hospitalisation de Lucile et en fait un moment fondateur : "J'écris à cause du 31 janvier 1980. L'origine de l'écriture se situe là, je le sais de manière confuse, dans ces quelques heures qui ont fait basculer nos vies, dans les jours qui les ont précédées et le temps d'isolement qui a suivi." Ces épisodes de l'enfance, à l'origine d'un traumatisme intense, sont évoqués avec une émotion particulière, très palpable dans l'écriture même. Mais le regard adulte prend de la hauteur, laissant circuler l'amour pour Lucile, et la compréhension de "son mutisme anéanti".


     "J'écris ce livre parce que j'ai la force aujourd'hui de m'arrêter sur ce qui me traverse et parfois m'envahit, parce que je veux savoir ce que je transmets, parce que je veux cesser d'avoir peur qu'il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l'emprise d'une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous anéantir et que la douleur, toujours, nous attendra dans l'ombre."

François Busnel parlait d'un "roman absolument extraordinaire" dans l'introduction de son émission. Vous l'aurez compris, ce livre m'a également profondément touchée. D'ailleurs, il a reçu plusieurs prix dont le prix du roman Fnac, le prix Renaudot des lycéens et le prix France télévisons 2011. A lire d'urgence donc, si ce n'est déjà fait.

 

Bonne lecture !

 


 
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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 13:16

C.-Baudelaire.jpgCharles Baudelaire (1821-1867)

L'invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canauxles fleurs du mal
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

 

Baudelaire, Les Fleurs du mal, Spleen et idéal, LIII, 1857

 

 


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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 06:00

logo-mardi-31

     Une femme fuyant l'annonce, roman traduit de l'hébreu, raconte l'histoire d'une  israëlienne, nommée Ora, "un être pleinement vivant, parfaitement incarné."(Paul Auster). Ofer, son second fils est parti pour "une opération d'envergure" dans une ville palestienne. En reviendra-t-il vivant ?

C'est aussi l'histoire d'Ora et Avram, son amour de jeunesse, avec lequel elle va entreprendre un long voyage en Galilée, convaincue que tant qu'elle restera introuvable et que la terrible nouvelle ne pourra lui être annoncée, son fils sera protégé de la mort.

Sur la quatrième de couverture, on peut lire qu'"elle espère protéger son enfant par la trame des mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier."

 

Page 31, il s'agit encore du long prologue à l'écriture théâtralisée et à la tonalité lyrique envoûtante. Ce prologue est un retour en arrière dans lequel est racontée la rencontre d'Ora et d'Avram, en 1967, dans un hôpital. Ils sont adolescents. Le voyage en Galilée aura lieu en 2000. Ora vient de raconter les circonstances de la mort accidentelle de sa meilleure amie Ada.

 

"On n'y a plus jamais fait allusion en classe, pas une seule fois en deux ans...

Elle renversa soudain la tête en arrière et se mit à la cogner en cadence contre le mur : Comme-bang-si-bang-elle-bang-n'a-bang-vait-bang-ja-mais-bang-exis-bang-té.

Arrête ! ordonna Avram."

 

D'autres pages 31 chez Sophie, à l'initiative de ce rendez-vous hebdomadaire.

femmefuyantannonce

Bonne lecture ! Ce début de roman annonce déjà le chef d'oeuvre...

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 07:45

tentation-du-bonheur.jpg

 

     Aujourd'hui, pour ce dimanche poétique, une superbe chanson d'Hubert-Félix Thiéfaine, extraite de l'album La Tentation du bonheur, 1996. Elle a été enregistrée le 2 mai 1996, à l'occasion du 3e anniversaire de son fils Lucas. Tout en bas de l'article, une vidéo de You tube, pour l'écouter.

Sur le livret, se trouve le glossaire de Tita dong-dong song : ce sont les mots utilisés par le bébé "lors de ses débuts avec la langue parlée." Voici ce glossaire tel qu'il est écrit :

"tita = lucas - dong-dong = bébé (exemple : dong-dong cheval = poulain). Par extension,  dong-dong devient "moi, je" (exemple : y s'en fout dong-dong ! = j'en ai rien à cirer) - dadu = hugo, le grand frère de tita dong-dong (voir "septembre rose" - septembre rose : chanson sur la naissance de hugo (voir album "eros über alles", 1988) - vouvou = le chien - tata = le gateau / le pain - vouvou tata = le chien du boulanger (vouvou tata shop = la boulangerie)."

 

Tita dong-dong song

 

Le paradis est trouble
Et l'enfer est malade
Mais le bonheur est double
Au bout de ma ballade
T'es tombé dans mes bras
Par un après-midi
De printemps forsythia
Aux paillettes en folie

Achtung vouvou tata
Tita dong-dong song for me
Achtung vouvou tata
Lucas look at me

T'as mis les coeurs à nu
Dans mon septembre rose
Heureusement que Dadu
Craint pas les ecchymoses
Il t'a mis dans son coeur
De grand frère sioux guerrier
Et t'auras jamais peur
Si tu suis son sentier

Achtung vouvou tata
Tita dong-dong song for me
Achtung vouvou tata
Lucas look at me

Les photos se dispersent
Au rythme des marées
Et sous les feux adverses
On s'arrache la pitié
Moi j'écoute ton sommeil
Et j'étudie tes rêves
Et je n'suis plus pareil
Quand le soleil se lève

Achtung vouvou tata
Tita dong-dong song for me
Achtung vouvou tata
Lucas look at me

 

                                                Paroles et musique : H.-F. Thiéfaine

 

" Le bonheur ça n'est pas grand chose... c'est du chagrin qui se repose." Léo Ferré

 

 

 

 

Bon dimanche !

Heide


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Présentation

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A lire absolument ! Efflorescences IsmaëlBilly

  Toutes les critiques parues sur Efflorescences d'Ismaël Billy

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Mon rendez-vous philo

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Pour en savoir plus sur le rendez-vous hebdomadaire et la lecture thématique mensuelle, c'est ICI.
La communauté "Les Lundis philo"est créée, n'hésitez pas à vous y inscrire !

 

10e rendez-vous thématique :

Lundi 12 août 2013 (date décalée)

Thème : le temps

Anis ?

Coccinelle

Denis

Lee Rony

Sophie ?

Heide

 

9e rendez-vous thématique :

Lundi 1er juillet 2013

Thème : le philosophe Albert Camus 

Coccinelle (alias Catherine) : Albert Camus

Denis : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

Lee Rony : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

Heide : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

 

8e rendez-vous thématique :

Lundi 3 juin 2013

Thème : Au bout du monde 

Deux approches : le voyage

et/ou

Philosophes/Philosophie du bout du monde (Asie, Moyen-Orient, Amérique latine, Australie...)

Anis : Les femmes, la philosophie et le voyage

Catherine : Au bout du monde avec l'idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine (Léon de Rosny)

Denis : Montesquieu, Voyages, Arléa

Lee Rony : Au bout du monde

Heide : Montaigne et le voyage

 

7e rendez-vous thématique :

Lundi 6 mai 2013

Thème : Littérature et philosophie

(Lecture commune récréative : Martin et Hannah de Catherine Clément)

Catherine lance deux débats passionnants pour dépasser le clivage entre littérature et philosophie.

Denis sur  Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder. A consulter aussi Hannah Arendt et Martin Heidegger de Elzbieta Ettinger (essai) : ici.

Lee Rony

Sophie sur Voltaire

Heide sur Martin et Hannah de Catherine Clément

 

6e rendez-vous thématique :

Lundi 1er avril 2013

Thème : La philosophie et le rire 

Catherine : Qui a écrit "Le rire est le propre de l'homme ?"

Denis  : autour d'une citation sur le rire philosophique. Candide de Voltaire (en attendant Bergson)

              Le Rire de Bergson

Lee Rony : Historique de la notion, façon Lee Rony.

Heide : Bergson, Le Rire, Essai sur la signification du comique

 

5e rendez-vous thématique :

Lundi 4 mars 2013

Thème : Femmes philosophes

Catherine : Cléobouline, l'une des premières femmes philosophes (Grèce antique)

Denis : Simone Weil, femme philosophe (1ère partie : sa vie et son oeuvre)

2e partie : La Pesanteur et la grâce (ICI)

Lee Rony signe un poème satirique "Femmes philosophes"

Heide : Hannah Arendt et la crise de la culture (1ère partie : présentation)

 

4e rendez-vous thématique :

Lundi 4 février 2013

Thème : Freud et la psychanalyse

Catherine : points communs et différences entre psychanalyse et philosophie

Denis : Le Malaise dans la culture de Sigmund Freud

Lee Rony  bientôt sur le divan avec cette lettre de son médecin traitant... Excellent ! 

Heide  : le fonctionnement de l'appareil psychique et L'Avenir d'une illusion


  3e rendez-vous thématique :

Lundi 7 janvier 2013

Thème : l'art, la beauté dans l'art

Catherine sur une citation de Platon

Denis sur Kandinsky, Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier

Lee Rony sur la question du point de vue, les rapports entre la distorsion des perceptions et la beauté artistique.

Heide sur un texte de Soseki Natsume, extrait d'Oreiller d'herbes, 1906


2e rendez-vous thématique :

Lundi 3 décembre 2012

Thème : la sagesse

Catherine : Oh non George ! Un album de Chris Haughton

Denis : ABC d'une sagesse par Svami Prajnanpad

Lee Rony : "Poésie lexicale"

Heide : Mathieu Ricard, Plaidoyer pour le bonheur

 

1er rendez-vous thématique :

Lundi 5 novembre 2012

Thème : le bonheur

Catherine : Le bonheur

Denis : Bruno Fabre, La Pyramide du bonheur

Lee Rony : Le bonheur

Heide : Le bonheur selon Marc-Aurèle

 

Challenge Marguerite Duras

LIRE L'OEUVRE DE MARGUERITE DURAS

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Je vous propose deux logos à insérer dans vos articles :

 

duras sourire

 

duras imec 1N'hésitez pas à nous rejoindre pour découvrir ou redécouvrir l'oeuvre de Marguerite Duras. Pensez à demander votre inscription à la communauté, si vous le souhaitez. Cela permet de recenser facilement l'ensemble des articles publiés.

 

Bibliographie et filmographie avec les liens vers les articles publiés : CLIC (en construction)

 

Deux sites incontournables : l'Association Marguerite Duras, qui organise notamment les Rencontres Duras au printemps et Duras mon amour (site géré par des étudiants italiens)

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