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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 01:03

Erec-enideenfants.jpg    Erec et Enide est "le premier roman français du cycle arthurien qui nous soit parvenu" (René Louis, traducteur). C'est aussi le premier roman de Chrétien de Troyes, clerc érudit, fin connaisseur des cultures de l'antiquité, de la culture chrétienne et des coutumes bretonnes. Sa production littéraire s'étend sur la seconde moitié du XIIe siècle (entre 1160 et 1190).

Erec et Enide est moins lu que  Yvain, le chevalier au lion, Lancelot ou le chevalier de la charrette et Perceval ou le conte du Graal. Pourtant, l'oeuvre ne manque pas d'intérêt car elle aborde des questions inhabituelles pour l'époque.

Le livre existe dans une version accessible aux plus jeunes, dans la collection Classiques abrégés de l'Ecole des Loisirs. Cette nouvelle traduction par Jean-Pierre Tusseau est remarquable car l'écriture est "simple" tout en respectant parfaitement la richesse et les particularités du texte médiéval. C'est donc cette version pour jeunes lecteurs que je vous présente aujourd'hui.

 

     Le début de l'histoire

 

    L'histoire commence à la cour du roi Arthur, à Cardigan. C'est le jour de la chasse au blanc cerf, une coutume ancienne qui autorise le vainqueur - celui qui aura tué le blanc cerf - à embrasser la plus belle demoiselle. Erec, fils du roi Lac et chevalier de la Table ronde, accompagne la reine Guenièvre quand il est frappé au visage par un nain, suivi d'un chevalier fort peu sympathique et de sa demoiselle. Or, Erec est désarmé, il lui faut donc reporter le moment où il défiera le chevalier pour laver l'affront qu'on vient de lui infliger. Il saisira l'occasion un peu plus tard en disputant l'épervier au nom d'Enide, la fille du vavasseur chez lequel il est hébergé. C'est le début de l'histoire d'amour entre les deux jeunes gens, tous deux d'une beauté inégalée. Au début de leur mariage, ils vivent dans une telle fusion amoureuse qu'Erec délaisse ses devoirs de chevalier. La cour l'accuse alors de "récréantise", c'est-à-dire de lâcheté, la plus grave accusation que l'on puisse porter contre un chevalier. Enide le lui dit, mais elle regrette vite son aveu car aussitôt Erec décide de partir en quête d'aventures pour retrouver son honneur. Enide accompagne son époux et elle constate très vite que son attitude n'est plus celle d'un époux amoureux. Il devient froid et distant, et il met Enide à l'épreuve en lui interdisant de lui adresser la moindre parole quelle qu'en soit la raison : c'est la crise.

 

     Mes impressions

 

    Erec et Enide est un roman de chevalerie à l'action intense, présentant chevauchées, combats singuliers hauts en couleur et tournois, C'est un roman qui n'est pas dénué de merveilleux puisqu'on y trouve notamment, une épreuve maudite "la Joie de la cour" dans un verger enchanté.

Mais c'est aussi un roman d'amour qui propose une réflexion toujours d'actualité sur le mariage, ses hauts et ses bas, le passage de la passion initiale à un nouvel équilibre. En racontant la chevauchée d'Erec et Enide et leurs aventures, Chrétien de Troyes évoque, sous forme allégorique, l'aventure de tous les couples. Cependant, il faut se rappeler qu'au moyen âge, l'amour ne se vivait qu'en dehors du mariage : c'était l'amour courtois. A priori amour et mariage était donc inconciliables, d'où l'intérêt particulier de ce regard neuf porté par l'auteur. Chrétien de Troyes se demande si l'amour peut survivre au mariage et dans quelles conditions.

Erec et Enide est donc un roman passionnant qu'il faut absolument découvrir au même titre que les grands romans de la légende arthurienne. Cette version est plus particulièrement destinée aux enfants, mais il existe bien sûr d'autres traductions pour adulte. Pour les enseignants de Lettres qui hésiteraient à étudier cette oeuvre, je précise que mes élèves de 5e l'ont largement plébiscitée.

 

erec-et-enide_couv.jpg

Bonne lecture !


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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 07:59

        DSCF7063Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'inaugurer la rubrique Tranches de vie avec "le monde de Justine", ma fille aînée. Pourquoi ce titre qui fait référence au célèbre roman de John Irving, Le Monde selon Garp ? Parce que c'est l'occasion d'évoquer ce grand romancier américain et cette oeuvre irrésistible devenue un classique. Parce que nos liens font écho aux relations parfois tumultueuses, mais toujours tendres et complices entre Jenny et son fils. Parce que ...

Mais le monde de Justine n'est pas aussi "chaotique" que le monde de Garp, fort heureusement. En revanche, il est aussi fantaisiste et bigarré ! Jamais rien de grave comme l'affirme le titre de son livre préféré (Rien de grave de Justine Lévy) tant qu'on a la musique et les amis pour s'amuser !

 

Pour illustrer l'article,  tout d'abord l'extrait qu'elle a choisi dans le roman Rien de grave de Justine Lévy :


"Il était triste aussi, Pablo, quand il a lu ma vraie date d'anniversaire sur mon passeport.Rien-de-grave 2 On était surexcités, on partait au Maroc, il n'arrêtait pas de dire l'Afrique ! l'Afrique ! le continent africain ! Je le trouvais mignon mais je me taisais, il déteste l'idée que je le trouve mignon, ça l'offense, je ne voulais pas l'offenser, mais il était offensé que je lui aie menti, ou peut-être déçu que je ne sois pas Scorpion, il n'a rien dit mais de temps en temps, dans l'avion, il me lançait des regards en biais genre mais qui est cette fille, quelle folie. Au-dessus du désert, j'ai essayé de le rassurer, tu sais je suis ascendant Scorpion, c'est bien aussi, c'est presque mieux, mais j'ai bien vu qu'il ne me croyait plus, c'est dommage, pour une fois que je ne mentais pas, je me sentais toute nue de ne pas mentir." (Le Livre de poche, page 64)


 Puis, deux dessins à l'encre et au crayon, qu'elle a réalisés cette année, suivis d'une aquarelle plus ancienne :


Moulin-Justine.jpgLe Moulin (à l'encre, 2012)

 

jeune-fille-justine.jpgJeune fille (à main levée, au crayon à papier, 2012)

 

Coquelicot aquarelle

Coquelicot (aquarelle, 2009)

 

 

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Published by Heide - dans Tranches de vie
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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 00:36

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    "Il semblait bizarrement à Albert que cette forêt dût être animée et que, semblable à une forêt de conte ou de rêve, elle n'eût pas dit son premier mot." (p. 31)

Julien Gracq, Au château d'Argol, J. Corti, 1938

 

   Quelques mots pour présenter Au château d'Argol, premier roman de Julien Gracq, oeuvre magistrale, obscure, qui m'a marquée à 20 ans et qui reste aujourd'hui encore parmi mes "livres de chevet". Il s'agit d'une lecture surréaliste du mythe du Graal dans un récit totalement détaché du réel, constitué de paysages littéraires fascinants, presque oniriques. Les personnages eux-mêmes, deux hommes et une femme - Albert, Herminien et Heide  - n'ont pas de statut précis. Ils évoluent dans un huis clos au coeur d'un château isolé et le destin est constamment présent dans la complicité étrange qui les unit, jusqu'à l'issue tragique.

 

Je n'en dis pas plus aujourd'hui, mais je rédigerai prochainement un article pour compléter cette première contribution à la communauté "Lectures partagées" de Denis et Fabienne (Au bonheur de lire).

Ce rendez-vous est une idée de Sophie :  sur son blog, d'autres pages 31 !

 

Bonne lecture !

Au chateau d'argol

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 10:04

Ce matin, un petit texte écrit la semaine dernière, "sans mot dire"...

Ce récit n'a pas de fin, il n'est que le reflet de quelques heures d'écriture sans autre prétention que le plaisir des mots, le plaisir de voir se dessiner une histoire simple, au fil des réécritures.

Ecrire

 

Sans mot dire


 

    Thomas repousse la porte d’une main, doucement. La chambre est plongée dans la pénombre. Par la fenêtre à jalousies, s’est infiltré un faible halo de lumière dans lequel flottent des paillettes de poussière incandescentes. Tout est calme et silencieux. Adèle est entrée avant lui, puis elle s’est figée au milieu de la pièce. Il règne dans cet endroit un impressionnant désordre. Des piles de livres s’entassent à même le sol, au mépris de l’Interdiction.  Cela ne la surprend pas… Pourtant, les nerfs soudain à fleur de peau, elle s’approche  de la fenêtre, écarte légèrement l’un des volets et scrute la petite place encore déserte à cette heure si matinale. En contrebas, la  fontaine circulaire pavée baigne dans une atmosphère étrange. Comme toujours, l’aube pâle et douce finit par apaiser la jeune femme.  Ou est-ce la présence de Thomas qui sans bruit s’est approché ? Depuis quelques secondes, il se tient derrière elle, mais à une distance encore sage. Il observe la courbe des épaules, les longs cheveux bruns qui rejoignent presque la naissance des reins. Adèle imagine ce regard délicat posé sur elle.

    Alors, elle prend l'initiative. De ses longs doigts fins, elle cherche en tremblant les mains de Thomas. Les doigts s'enlacent, s'entremêlent. Ils disent avant les corps l'ardeur du désir. Cependant, tout est retenu, contenu dans l'épaisseur de l'instant. Thomas a avancé d'un pas. Adèle peut sentir maintenant la pression de son corps contre le sien. D'un mouvement lent et sensuel, elle incline légèrement la tête, dévoilant la peau souple et douce sous la chevelure. Elle ferme les yeux pour vivre de l’intérieur le trajet de la main qui effleure amoureusement sa nuque, descend le long de la colonne vertébrale et se pose délicatement sur ses hanches. Lorsqu'ils se feront face dans un instant, leurs yeux brûlants diront la fièvre des longues semaines passées à rêver le corps de l’autre. Puis leurs lèvres s'effleureront, elles se feront caressantes, suppliantes enfin. Et ils s'aimeront sur le carrelage froid, au milieu des piles de carton. Ils s'aimeront sans mot dire, avec la ferveur des amoureux longtemps séparés.


***

 

    Pensive, Adèle promène ses mains sur le ventre de son amant, les doigts remontent vers le torse, puis redescendent vers le nombril, dans un lent va-et-vient. Il frissonne.

    - Tu as froid mon amour ? Elle demande.

Thomas enroule ses jambes autour d'elle et resserre son étreinte. Adèle se laisse envelopper de silence pour quelques minutes encore. Puis, le portable sonne. L’alarme est trop stridente. Qui pourrait ne pas l’entendre ?

    - Il vaut mieux que je parte.

La jeune femme se lève, s’habille comme un automate. Très vite. Puis elle parle, fort sans doute. Elle n’en finit pas de s’agiter. Pour le raisonner, croît-il, pour le convaincre. Oui, sans doute. Ses grimaces se changent en mots dans l’esprit de Thomas. Il les interprète, pense que ce sont des mots muets, des mots douloureux, vides de sens. Que lui importe de vivre s’il doit renoncer à vivre libre ?

    - Que feras-tu Thomas quand Ils seront derrière cette porte ? Cette fois, tu ne parviendras pas à leur échapper… Tu me fais peur, tu prends de tels risques ! Pourquoi ?

Bien sûr, il ne l’écoute pas. Il voit ses lèvres bouger, observe ses gestes saccadés, ses mains encore agitées de soubresauts nerveux, mais il ne l’entend pas… Il ne l’a jamais entendue… Dans son paysage intérieur bruissant de sons inventés, dans sa forteresse d’enfant vieilli, il ressent la beauté d’Adèle, sa beauté sublimée dans la colère.

    D’un geste agacé, la jeune femme a roulé son manteau autour de ses bras croisés. Alors, Thomas se lève et l’attire contre lui. Habituellement, son sourire pensif la désarme. Avec tendresse, il pose son index sur cette bouche qu’il a tant espérée ces derniers mois.

    -  Thomas...

Adèle a murmuré son prénom dans un souffle et Thomas, qui en a perçu la douceur, dessine dans l’air les signes qu’elle sera en mesure de déchiffrer.

    - Alors quitte cette chambre demain, il le faut... A Limeuil, la maison du Pont-Roux est inhabitée jusqu’au printemps. Les propriétaires ont aménagé le grenier. Personne ne te cherchera là-bas ! Et moi, je te rejoindrai plus tard… Dans quelques semaines…

Thomas hésite, il connaît le sort malheureux que le Comité réserve aux rebelles. Et à ceux qui les protègent… Il le sent bien, le danger qu’elle encourt infléchit sa détermination… D’une pression de la main, Adèle insiste. Elle a espéré si fort que le doute puisse s’immiscer suffisamment en lui pour changer le cours inéluctable des choses.

    - Je t’en prie, mon bel amour mutique…


Sandrine / Heide - Mai 2012


bons plans loisirs-atelier-ecriture-gratuit                                                                   

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 16:28

une-albert-camus.jpg

 

     Mer était l'un des dix mots préférés de Camus (voir ses Carnets, rédigés entre 1935 et 1959). A la fin de L'Eté, que je suis en train de lire avec bonheur, se trouve "La mer au plus près", journal de bord d'un voyage sur l'Océan. Plus qu'un journal, il s'agit d'une sorte de long poème en prose dans lequel transparaît l'amour que Camus portait à cet élément, la "grande mer", "[sa] religion avec la nuit", celle qui "nous libère et nous tient debout", celle qui "viendrait [le] soutenir au-dessus de [lui-même] et [l']aider à mourir sans haine".


L'Eté Camus

     L'ensemble du recueil L'Eté est de cette veine : ce sont des essais aux accents lyriques dans lesquels Camus dépeint son Algérie natale. Et comme nous sommes dimanche et que je consacre ce jour à la poésie, comme j'ai aimé passionnément lire "La mer au plus près", je ne résiste pas à l'envie de partager deux extraits, qui ont résonné très fort en moi :

 

"La lune s'est levée. Elle illumine d'abord faiblement la surface des eaux, elle monte encore, elle écrit sur l'eau souple. Au zénith enfin, elle éclaire tout un couloir de mer, riche fleuve de lait qui, avec le mouvement du navire, descend vers nous, inépuisablement, dans l'Océan obscur. Voici la nuit tiède, la nuit fraîche que j'appelais dans les lumières bruyantes, l'alcool, le tumulte du désir.

Nous naviguons sur des espaces si vastes qu'il nous semble que nous n'en viendrons jamais à bout. Soleil et lune montent et descendent alternativement, au même fil de lumière et de nuit. Journées en mer, toutes semblables comme le bonheur..."

 

"Au juste milieu de l'Atlantique, nous plions sous les vents sauvages qui soufflent  interminablement d'un pôle à l'autre. Chaque cri que nous poussons se perd, s'envole dans des espaces sans limites. Mais ce cri, porté jour après jour par les vents, abordera enfin à l'un des bouts aplatis de la terre et retentira longuement contre les parois glacées, jusqu'à ce qu'un homme, quelque part, perdu dans sa coquille de neige, l'entende et, content, veuille sourire."


Albert Camus, "La mer au plus près (Journal de bord)", 1953,

L'Eté, Gallimard, 1959

 

DSCF7104

Au large d'Etel (Photo : Justine)


A l'écoute, un morceau de Rachmaninov, l'une de mes pièces favorites : Rhapsodie sur un thème de Paganini, variation n°18.

 

Bonne lecture !

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 08:00

    Buste de Marie de franceMarie de France est la première écrivaine de langue française. Elle a participé à la naissance de "la matière de Bretagne". Sa production littéraire - trois oeuvres datées de la fin du XIIe siècle (Les Lais, Les Fables et le Purgatoire Saint Patrice) - "s'enracine dans le milieu culturel brillant de la cour d'Henri II Plantagenêt." (Source : Les plus beaux manuscrits des poètes français, Robert Laffont)


Jean de Liège, Buste de Marie de France, 1381LaisMarie de France

 

Le mot 'lai" d'origine celtique signifie d'abord  "chant". Le Lai du chèvrefeuille se rattache directement à la légende arthurienne. Il est sans doute le plus célèbre parce qu'il est lié au mythe littéraire de Tristan et Iseult et parce qu'il évoque l'amour éternel, à travers l'allégorie du chèvrefeuille et du coudrier inextricablement enlacés. Cela nous parle, bien sûr, aujourd'hui encore, même si le passage qui raconte une brève rencontre des amants dans la forêt intervient juste avant leur union définitive dans la mort.

 

 

Manuscrit, BNF

Le lai du chèvrefeuilleLai-chevrefeuille-manuscrit.jpg

...

Tristan coupa une branche de coudrier

par le milieu et l'équarrit.

Quand il a préparé le bâton,

avec son couteau il écrit son nom.

Si la reine le remarque,

car souvent elle guettait un signe,

elle saura bien que le bâton

vient de son ami, quand elle le verra :

il lui était déjà arrivé

de l'apercevoir ainsi.

Voici le contenu du message

inscrit sur le bâton dont j'ai parlé :

longtemps Tristan était resté à cet endroit,

y avait demeuré et avait attendu

pour guetter et pour trouver

un moyen de la voir,

car il ne pouvait vivre sans elle.

Il en était de tous deux

comme du chèvrefeuille

qui autour du coudrier s'accroche.

Quand il l'enlace et le saisit,

et qu'il s'est mis tout autour du tronc,

ils peuvent bien vivre ensemble ;

mais si quelqu'un s'avise ensuite de les séparer,

le coudrier meurt rapidement

et le chèvrefeuille pareillement.

"Ma belle amie, ainsi en est-il de nous :

ni vous sans moi ni moi sans vous."

...

Lai du chèvrefeuille,

conservé dans un manuscrit de la fin du XIIIe siècle

contenant tous les lais de Marie de France,

Bibliothèque nationale.

 

300px-Leighton-Tristan_and_Isolde-1902.jpg Edmund Blair Leighton (1853-1922), Tristan et Iseut, 1902

Mouvement préraphaélique (apparu en 1848 au Royaume Uni)

 

tristan-et-iseult-livre-de-poche-1303155144Pour finir, un petit lien vers la Bibliothèque nationale de France dont l'exposition consacrée à la "La Légende du roi Arthur" est passionnante. BNF

 

Bonnes lectures et bon dimanche !


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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 18:01

     w_logo_incorruptibles2011.jpgVendredi 4 mai, j'ai eu le plaisir d'accompagner aux Eyzies de Tayac, pôle international de la préhistoire, les quelques 120 élèves de notre collège qui ont participé au Prix des incorruptibles 2012. Cette sortie était organisée par Viviane, notre documentaliste : grâce à son dévouement et à son dynamisme joyeux, les élèves adorent se rendre au CDI et ils lisent, ils lisent même beaucoup pour certains...

Les visites guidées et les activités de cette journée aux Eyzies ont été financées, comme chaque année, par le Conseil général de Dordogne. L'objectif est bien sûr de récompenser l'implication des élèves dans ce projet, mais aussi de promouvoir la lecture. D'un point de vue pédagogique, ce prix national est intéressant  parce que les enfants n'assimilent plus la lecture  à une contrainte scolaire : seuls les volontaires participent (d'où le rôle de Viviane) , aucune évaluation ne viendra gâcher leur tête-à-tête avec le livre et ils ont même le droit d'abandonner un roman en cours de lecture (pas à chaque fois quand même !) Pour participer à ce prix, les élèves ont lu, depuis l'automne, une sélection de quatre ou cinq titres par niveau. Ensuite, ils ont voté pour leur livre préféré. Hier, ils étaient donc très impatients de connaître les lauréats !

 

Les Eyzies 1

     Quelques mots sur les Eyzies avant de découvrir les résultats...


    Les Eyzies de Tayac est un superbe petit village de 1000 habitants, situé au bord de la Vézère, sur les 35 kms entre Limeuil et Montignac qui sont classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO, catégorie "sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère". En effet, Les Eyzies fait partie des 15 sites ouverts au public sur les 200 que compte la région. Berceau de l'homme de Cro-Magnon - une statue gigantesque en est d'ailleurs le symbole - le village se présente comme la capitale mondiale de la préhistoire.

 

Cro Magnon Eyzies

Mais ce n'est pas tout : Les Eyzies présente un bel exemple d'architecture troglodytique, à travers des bâtiments creusés dans la roche tendre (calcaire), à flanc de colline.

L'adjectif provient d'un peuple antique, les Troglodytes, auquel  Montesquieu fait d'ailleurs référence dans ses Lettres persanes (1721). Ces hommes se sont installés au bord de la mer Rouge, en Egypte et ont creusé leur habitat dans l'infractuosité des rochers.

Les Eyzies 4

    L'histoire des Eyzies a commencé en 1862, dans la boutique d'un antiquaire parisien. Edouard Lartet, avocat et paléontologue toulousain, y remarque un bloc de brèche et se renseigne sur sa provenance. Il apprend alors qu'il provient de la grotte Richard des Eyzies, en Dordogne. Or, il se trouve que ce bloc de brèche contient des ossements de rennes et des silex taillés. Surprenante découverte pour l'époque ! Rappelons que la science préhistorique n'a été reconnue officiellement qu'en 1950... L'année suivante, en 1863, Lartet et Christy arrivent sur place et commencent donc les premières fouilles dans la grotte des Eyzies ou grotte Richard. Ils poursuivent leur exploration au niveau des abris de Laugerie basse et Laugerie haute. Sous les blocs de brèche qui jonchent le sol de la grotte, ils découvrent les vestiges de l'habitat de Cro-Magnon. L'abri de Cro-Magnon est découvert en 1868 : on y retouve des ossements fossiles humains - dont celui d'un très jeune enfant -, premiers représentants de l'homo sapiens sapiens, espèce moderne à laquelle nous appartenons toujours aujourd'hui. L'autre précurseur de l'archéologie préhistorique fut Denis Peyrony, instituteur nommé aux Eyzies en 1891. Il découvre la grotte de Font-de-Gaume et ses peintures pariétales polychromes. 

 

Falaise grotte Font de GaumeLa grotte Font-de-Gaume, au fond

Cette grotte se  situe sur la colline opposée, en face du site des Eyzies. Or, devant la grotte Richard, Denis Peyrony avait retrouvé des outils appartenant aux derniers Cro-Magnons, notamment des pierres d'ocre, un colorant naturel provenant de l'argile. Une hypothèse germe alors dans son esprit : se pourrait-il que les Cro-Magnons qui habitaient la grotte Richard et qui utilisaient ses colorants naturels aient pu être les auteurs des peintures polychromes de la grotte de Font-de-Gaume ? Impossible de répondre avec certitude, mais nous savons que l'homme de Néanderthal ne peignait pas sur les parois. Donc l'hypothèse est plausible. Notre guide nous rappelle que la science préhistorique s'enrichit chaque jour de nouvelles découvertes...

Abri Les Eyzies

Nous avons pu observer les trois lignes d'abris naturels creusés dans la falaise, grâce au phénomène de la gélifraction, caractéristique de cette période de glaciation. De quoi s'agit-il ? Le calcaire qui constitue les falaises est une roche poreuse. Les eaux de pluie ou de ruissellements s'infiltrent donc très facilement dans les fissures, puis gonflent jusqu'à faire éclater la roche. Il a fallu des centaines d'années pour obtenir un creusement conséquent. Mais il est certain que, sans ce phénomène de gélifraction, les traces archéologiques laissées sur le sol ne se seraient pas conservées : les blocs de brèche détachés de la roche ont bien protégé ces précieux vestiges.

Ces abris naturels présentaient des avantages certains par rapport aux cavernes où les risques d'asphyxie étaient grands et où les attaques de bêtes sauvages n'étaient pas rares. De plus, ils étaient  orientés plein sud et dominaient la vallée, ce qui était bien pratique pour surveiller le déplacement des hordes de rennes qui venaient s'abreuver en contrebas, dans la Vézère.

Les Eyzies 3La Vézère

Vous l'aurez compris cette visite matinale de 2h était passionnante ! Cela dit, j'ai pris ces notes sous la pluie, alors si un spécialiste de la préhistoire passe par là, qu'il n'hésite pas à les corriger ou à les compléter.


23e édition du Prix des incorruptibles : les résultats pour la Dordogne

 

L'Association "le Prix des incorruptibles" a été créée en 1988 par des libraires.  Enseignants, bibliothécaires, conteurs, libraires répartis dans les 85 comités nationaux ont sélectionné les titres pour chaque niveau, de la maternelle à la 3e/2nde, parmi une préselection faite par des éditeurs partenaires (une trentaine d'ouvrages). Alors, si l'existence de ce prix est une excellente chose pour nos élèves, il en est de même pour les auteurs sélectionnés.

 

1er prix 3e/2nde  

Sont arrivés à égalité dans le vote des élèves : Pearson - Jenna Foxla-ballade-de-Sean-Hopper.jpg

Mary E. Pearson, Jenna Fox, pour toujours (thèmes : amnésie, deuil, éthique, identité)

Martine Pouchain, La Ballade de Sean Hopper (Thèmes : blessure, changement, préjugés, violence)

 

1er prix 5e/4e

l-apprentie-merlin-dragon-et-l-epee-5525-450-450Execo :Les-Hauts-Conteurs.gif

Fabien Clavel, L'Apprentie de Merlin (Thèmes : Angleterre, chevalerie, Moyen âge)

Oliver Peru, Les Hauts conteurs, T1 "La Voix des rois" (Thèmes : aventure, légendes, magie, mystères)

 

1er prix 6e

SOS-ange-gardien.jpgVéronique Delamarre Bellego, SOS ange gardien (Thèmes : adolescence, espoir, relation parent/enfant)la tempête arthur ténor

 

1er prix 5e Segpa

Arthur Ténor, La Tempête

 

 

A bientôt !

 

 

D'autres photos du paysage pour finir :

 

Eyzies 6

Eyzies 5

Eyzies 8Eyzies 9Eyzies musée préhistoireLe Musée de la préhistoire

 

Bergerac sous l'orage 4 mai 2012

A quelques minutes de Bergerac, vers 17h, un beau ciel d'orage.


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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 20:31

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Cette semaine, j'ai commencé la lecture de Dormir avec ceux qu'on aime de Gilles Leroy.

Au début de ce très beau récit autobiographique, "roman d'amour et d'errance" selon l'éditeur, l'auteur raconte comment, "foudroyé au contact d'une main", il est tombé amoureux d'un jeune homme prénommé Marian, à Bucarest.


Page 31, on est au lendemain de leur première nuit d'amour. Le narrateur-écrivain, plus âgé que son amant, évoque ses états d'âme, son émoi au moment du réveil et la simplicité du récit, la tendresse profonde et sincère qui émane de l'écriture en font un moment très touchant.

Le passage que j'ai choisi se situe après une ellipse, en bas de la page 31 et il se poursuit donc un peu sur la page suivante. Il reflète parfaitement toute la délicatesse de cet amour naissant.

 

" Il y a qu'il n'a jamais froid : sous la veste de tweed gris, il ne porte qu'un t-shirt et un gilet noir si fin qu'on peut voir au travers. Je suis sous tant de couches de laine et de duvet qu'il m'apparaît comme un fou, un anachorète ou un roi vierge : nourri d'un feu intérieur, une amande incandescente invisible au commun. Sa peau nue, à la base du cou, est brûlante si j'y pose la pulpe de mes doigts glacés. "

 

Pour voir la liste des participants chez Sophie, cliquez sur le logo.  

 

A bientôt !

Dormir avec ceux qu'on aime

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:00

Romaric Cazaux

Photo de Romaric Cazaux

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Une valse inachevée

 

    Ce soir-là, Juliette est derrière lui. Elle se tient là, assise dans le prolongement du dos. Si la photo avait été prise à la minute précise où Juliette s'est installée derrière sa table en formica, on n'y verrait pas la petite fille. Elle ne viendra qu'après, bien après. Pour l’heure, ils sont seuls, seuls devant les passants indifférents à la musique, à leur histoire qu’ils ne connaissent pas, seuls sur cette terrasse au milieu des conversations bruyantes et insipides. Lui, Sacha, il ne sait rien de sa présence. Il ne saura jamais rien du nombre de fois où elle s’est tenue ainsi dans l’ombre, immobile, le regard accroché au buste voûté sur le corps du piano. Au moindre mouvement des épaules, une étrange émotion la saisit, une sorte de ravissement. Alors, comme chaque soir, Juliette se laisse étourdir dans la solitude contemplative que provoque en elle la musique. Là, elle reconnaît Chopin, une Nocturne, oui c’est cela, en mineur, Opus 9 n°1 ou 2, elle ne sait plus. Les notes colorent les souvenirs qui affluent, plutôt des réminiscences. Quelque chose s’opère en elle à cet instant précis, cela l’oppresse, cela la submerge par moment, elle le sent et elle ne peut répondre alors à cette angoisse ancienne que par une indifférence tourmentée. Autrefois, son départ précipité, sa fuite désespérée a figé le lien originel et primordial, la relation fusionnelle dans l’absence de mots. Elle sait cela. Mais aujourd’hui, elle est là, juste derrière lui. Son Sacha…

    Puis, les lignes ont bougé, imperceptiblement. Une seconde et un infime déplacement de la nuque ont suffi pour qu’elle aperçoive l’enfant. Par quel hasard mystérieux, la fillette est-elle arrivée là ? Elle se demande cela, elle se dit que l’enfant s’est immiscée entre eux avec une élégance discrète. Curieusement, leur position dessine un triangle et la petite fille au ciré rouge en constitue l’angle droit. C’est ce qu’elle voit. Toute personne qui se pencherait du haut de l’immeuble observerait cela. Machinalement elle tourne la tête vers le premier étage, constate que les rideaux sont tirés. Ses pensées se perdent dans les volutes de fumée que la lumière des néons semble attirer. Se trouvait-elle dans une telle confusion des sens qu’elle en a oublié la rue assourdissante ? Sans doute, oui. L’idée l’inquiète légèrement. C’est Noël … Elle sonde les silhouettes anonymes chargées de paquets, fouille les têtes courbées dans leur équilibre précaire. Puis son regard se pose de nouveau sur la petite fille, avec tendresse cette fois, une tendresse profonde qui la saisit toute entière, jusqu’au fond des entrailles. Oh, que se fige dans l’instant ce fil immatériel que l’enfant tisse sans en avoir la moindre conscience, juste par le fait d’être arrivée là, ce soir, au milieu d’eux ! Juliette éprouve son amour dans la reconnaissance. C’est alors qu’elle prend la photo. Pour attester de ce lien qu’elle veut voir renaître, parce qu’il le faut, parce qu’elle n’y tient plus, parce qu’elle en crève de cet effacement d’elle-même dans le lent défilement des heures.

    Ce soir, Juliette regarde encore Sacha, mais elle le regarde une dernière fois dans l’évanouissement du corps maternel. Puis, le temps des mots viendra, le temps du pardon ou du rejet. Sacha la reconnaîtra parce qu’il a toujours su qui elle était, même en l’absence, il a toujours su qu’il lui ressemblait, qu’il avait ses yeux bleu gris et sa bouche finement ourlée. Juliette sait aussi que Sacha l’attend, qu’il l’a attendue longtemps dans le désespoir des terreurs nocturnes, dans la résignation de ses chagrins d’enfant, ne sachant  que faire de larmes que personne ne viendrait plus sécher. Aujourd’hui, à vingt-cinq ans, il est encore dans cette attente, mais depuis la lettre qu’il lui a envoyée à l’automne, le jeune homme n’est plus dans la désespérance, il est dans la colère, il est dans la culpabilité de cette colère comme elle, elle est dans la culpabilité de l’abandon. Elle, Juliette, la mère, depuis qu’elle a lu ses mots de colère et d’amour, elle écoute son appel, elle attend le moment. Et elle vient chaque soir, elle s’assied dans l’ombre, au fond du piano-bar ou sur le trottoir, comme ce soir-là. Elle attend qu’il interprète Chopin, La Valse brillante, le dernier morceau qu’elle-même a joué pour lui, son fils, par une nuit noire et froide de novembre, juste avant de disparaître. Une mélodie familière pour effacer enfin les chants tourmentés de ceux qui restent.

 

Sandrine., avril 2012

 

Logounephotoquelquesmots

 

Pour lire d'autres textes écrits à partir de cette belle photo de Romaric Cazaux, rendez-vous sur le blog Bricabook de Leiloona !

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 06:00

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Louise Abbéma est une artiste-peintre étampoise, née en 1853.

 

Son premier succès fut son Portrait de Sarah Bernhardt (ci-contre, à droite)

 

(source : corpusétampois.com)

 

Ce matin, un joli sonnet pour éventail, "Nuit japonaise", publié en 1894, à une époque où le Japon était très à la mode.

Envie de soleil et de retrouver les senteurs florales printannières...

 

cae-19-abbema048.jpg

Cliché Anne Ferrette 2003 © Musée de la Bénédictine, Fécamp

 

Nuit japonaise, Eventail

 

Un rayon délicat vient caresser la terre,

Le fin croissant du soir dans le ciel violet

Baigne de la pâleur de son tremblant reflet

Les îles de Yado et la mer qui s'éclaire.

 

Un parfum très subtil monte avec volupté

Des palissants iris et des pivoines roses.

Quel mystère charmant enveloppe les choses

En l'exquise douceur des belles nuits d'été !

 

Tout frissonne et se tait ; sous les brises très molles

Les pavots endormeurs effeuillent leurs corolles

Qu'un souffle tendre et frais entraîne en voltigeant.

 

Sur les bateaux légers aux frissonnantes voiles

La blonde Séléné fait pleuvoir des étoiles,

Et le Japon s'endort en un rêve d'argent.

 

Louise Abbéma, "Nuit japonaise", L'Art et la mode, 1884

 

cerisiers-en-fleurs-du-japon.jpgLes cerisiers en fleurs du Japon 


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Pour en savoir plus sur le rendez-vous hebdomadaire et la lecture thématique mensuelle, c'est ICI.
La communauté "Les Lundis philo"est créée, n'hésitez pas à vous y inscrire !

 

10e rendez-vous thématique :

Lundi 12 août 2013 (date décalée)

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Coccinelle (alias Catherine) : Albert Camus

Denis : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

Lee Rony : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

Heide : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

 

8e rendez-vous thématique :

Lundi 3 juin 2013

Thème : Au bout du monde 

Deux approches : le voyage

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Philosophes/Philosophie du bout du monde (Asie, Moyen-Orient, Amérique latine, Australie...)

Anis : Les femmes, la philosophie et le voyage

Catherine : Au bout du monde avec l'idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine (Léon de Rosny)

Denis : Montesquieu, Voyages, Arléa

Lee Rony : Au bout du monde

Heide : Montaigne et le voyage

 

7e rendez-vous thématique :

Lundi 6 mai 2013

Thème : Littérature et philosophie

(Lecture commune récréative : Martin et Hannah de Catherine Clément)

Catherine lance deux débats passionnants pour dépasser le clivage entre littérature et philosophie.

Denis sur  Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder. A consulter aussi Hannah Arendt et Martin Heidegger de Elzbieta Ettinger (essai) : ici.

Lee Rony

Sophie sur Voltaire

Heide sur Martin et Hannah de Catherine Clément

 

6e rendez-vous thématique :

Lundi 1er avril 2013

Thème : La philosophie et le rire 

Catherine : Qui a écrit "Le rire est le propre de l'homme ?"

Denis  : autour d'une citation sur le rire philosophique. Candide de Voltaire (en attendant Bergson)

              Le Rire de Bergson

Lee Rony : Historique de la notion, façon Lee Rony.

Heide : Bergson, Le Rire, Essai sur la signification du comique

 

5e rendez-vous thématique :

Lundi 4 mars 2013

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Catherine : Cléobouline, l'une des premières femmes philosophes (Grèce antique)

Denis : Simone Weil, femme philosophe (1ère partie : sa vie et son oeuvre)

2e partie : La Pesanteur et la grâce (ICI)

Lee Rony signe un poème satirique "Femmes philosophes"

Heide : Hannah Arendt et la crise de la culture (1ère partie : présentation)

 

4e rendez-vous thématique :

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Thème : Freud et la psychanalyse

Catherine : points communs et différences entre psychanalyse et philosophie

Denis : Le Malaise dans la culture de Sigmund Freud

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Heide  : le fonctionnement de l'appareil psychique et L'Avenir d'une illusion


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Catherine sur une citation de Platon

Denis sur Kandinsky, Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier

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Heide sur un texte de Soseki Natsume, extrait d'Oreiller d'herbes, 1906


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