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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 19:35

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Je m'intéresse depuis quelques mois aux ouvrages de correspondances et j'aimerais lancer un challenge autour de la lettre en littérature. Je ne crois pas qu'il existe encore sur la blogosphère, mais n'hésitez pas à me le confirmer.

 

"En toutes lettres !" sera illimité dans le temps et cumulable avec d'autres challenges. De même, il sera rétroactif et vous pourrez donc m'indiquer vos liens vers vos anciens articles. 

 

Pourquoi ce challenge ? J'aime beaucoup les romans épistolaires pour la rigueur de leur construction et les correspondances authentiques pour l'émotion et la nostalgie qu'elles suscitent en moi : en effet, je me dis toujours que l'on peut donner une seconde vie, par la lecture, à ces liens anciens, noués par des personnes qui se sont aimées autrefois et qui ne sont plus aujourd'hui. Séparés par la vie, pour quelques heures ou de trop longues périodes, ces épistoliers se retrouvaient par le biais de cet échange différé.

Il existe de très belles lettres, qu'elles soient fictives ou authentiques : dans la littérature classique (pensez à la Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig !), mais aussi en littérature de jeunesse (Chère Madame ma grand-mère d'Elisabeth Brami est un très joli roman épistolaire pour les 12-13 ans). Et puis, les correspondances d'écrivains classiques recèlent des trésors de poésie : je pense aux correspondances amoureuses et aux lettres magnifiques de Juliette Drouet à Victor Hugo ou à la correspondance amoureuse de Musset et de George Sand. Elles sont essentielles pour approfondir une oeuvre d'écrivain et constituent des témoignages historiques passionnants.

Et nous pourrons même y intégrer les correspondances modernes par courriels : j'ai lu avec plaisir les romans de Daniel Glattauer !

Nous n'avons donc que l'embarras du choix !

 

Je réfléchis ce week-end à une bibliographie et à un logo, que je vous soumettrai dans le courant de la semaine prochaine. J'espère que vous serez nombreux à partager mon enthousiasme et que nous pourrons faire de très belles lectures autour de ce challenge.

 

Amitiés

 

Heide

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 22:28

chouette-300x211

 

Voici les thématiques que j'avais proposées dans un article plus ancien :

 

En octobre, je vous propose de découvrir Jung et ses fameux archétypes - L'Âme et la vie par exemple - ou de lire Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estès, qui propose aux femmes d'apprendre à vivre en harmonie avec leur nature profonde, à partir d'une analyse de contes traditionnels. Psychothérapeute américaine, "elle a été directrice de l'Institut C.G. Jung de Denver, et est à l'origine de la création du concept de femme sauvage, un des archétypes féminins." (Source : Wikipedia)

En novembre, pour fêter l’anniversaire des lundis philo, à vous de choisir votre thème !

 

Cela dit, il me paraît difficile de lire Jung en seulement trois semaines. Qu'en pensez-vous ?

 

Alors, je lance une GRANDE FOIRE AUX SUJETS CETTE SEMAINE et on se décide d'ici vendredi. Cela nous permettra aussi de réfléchir à ce qui nous intéresse pour les mois à venir.

 

Les mises à jour des rendez-vous précédents ne sont pas tout à fait terminées et je n'oublie pas de venir vous lire. Mais il est tard, alors je poursuivrai demain ou mercredi.


Bonne semaine !

 

Heide

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 21:15

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Augustin d'Hippone

vu par Sandro Botticelli, vers 1480.

 

Pour commencer, quelques mots sur Augustin d'Hippone, dit Saint-Augustin, ce grand penseur, qui a vécu entre 354 et 430. Il est né à Thagaste, l’actuelle Algérie. Sa mère l’élève à la fois dans la culture païenne et dans le christianisme. Ce n’est qu’en 386 qu’il se convertit définitivement à la foi chrétienne, consacrant sa vie à la méditation. Il mènera cependant une vie active d’évêque, de directeur de conscience et de polémiste. Son œuvre est immense, mais on a surtout retenu La Cité de Dieu et Les Confessions, une sorte d’autobiographie spirituelle. (Source : La Pratique de la philosophie de A à Z, Hatier)

 

Qu’est-ce que le temps ? Dans ses Confessions, Saint-Augustin en parle comme d’une énigme, mettant en doute la réalité même de la notion. Il tente de définir les trois temps - passé, présent, futur – mais s’empresse de constater que le premier n’est plus, que le second s’enfuit et que le troisième n’est pas encore. Pour lui, il s’agit donc d’un « abus de langage » et il serait plus juste de parler de « présent du passé » pour la mémoire, de « présent du présent » pour « la vision directe » et de « présent du futur » pour l’attente. (Les Confessions, Livre XI, chapitre XX)

Pour Saint-Augustin, le temps ne représente plus la seule mesure du mouvement des astres, contrairement à ce que défend la tradition philosophique. Ainsi, le temps n’est plus une donnée objective, il ne tient plus sa structure du cosmos, mais uniquement d’une disposition de l’âme. C’est elle qui définit les trois dimensions du temps : l’avenir correspond à l’attente inquiète de l’âme, le passé est effort de l’âme pour se souvenir. Le présent en tire une stabilité toute relative. Le temps est donc une notion humaine, définie uniquement par l’activité de l’esprit.

 

Voici un extrait très éclairant des Confessions, à mettre en relation avec les Pensées de Pascal et les très belles Rêveries du promeneur solitaire de Rousseau :

« Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais. Si quelqu’un pose la question et que je veuille l’expliquer, je ne sais plus.

Toutefois, j’affirme avec force ceci : si rien ne passait, il n’y aurait pas de passé ; si rien n’advenait, il n’y aurait pas de futur ; si rien n’était, il n’y aurait pas de présent. Mais ces deux temps – le passé et le futur -, comment peut-on dire qu’ils « sont » puisque le passé n’est plus, et que le futur n’est pas encore ? Quant au présent, s’il restait toujours présent sans se transformer en passé, il cesserait d’être « temps » pour être « éternité ». Si donc le présent, pour être « temps », doit se transformer en passé, comment pouvons-nous dire qu’il « est », puisque son unique raison d’être, c’est de ne plus être – si bien que, en fait, nous ne pouvons parler de l’être du temps que parce qu’il s’achemine vers le non-être ? »

Augustin, Les Confessions, Livre XI, chapitre 14

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Les interrogations de Saint-Augustin sur le temps donnent matière à réflexion. Sa logique est implacable : incontestablement, définir les modalités du temps, - que l’on reconnaît bien pourtant - est presque une gageure. Sans parler de nos difficultés à nous inscrire dans un moment aussi fugace que le présent ! Existe-t-il d’ailleurs ?

On retrouve l’écho de ces questions fondamentales chez Pascal, grand lecteur des Essais de Montaigne. Pascal interprète notre tendance à nous projeter dans le passé et dans l’avenir comme le signe d’une profonde angoisse : car si nous valorisons tant le passé qui n’est plus et l’avenir qui n’existe pas encore, c’est pour supporter un présent douloureux, le seul temps dont nous disposons vraiment et que nous cherchons pourtant à fuir.

 

«  Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre fin. Ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre, et nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. » (Pascal, 1670)


Plus tard, dans ses Rêveries du promeneur solitaire, Rousseau montre que la rêverie est un exemple de l’expression de la plénitude, de l’existence pure du moment présent par laquelle nous sommes pleinement là, puisant le bonheur en nous-mêmes :  

« Mais s’il est un état où l’âme trouve une assiette assez solide pour s’y reposer tout entière et rassembler là tout son être, sans avoir besoin de rappeler le passé ni d’enjamber sur l’avenir ; où le temps ne soit rien pour elle, où le présent dure toujours sans néanmoins marquer sa durée et sans aucune trace de succession, sans aucun autre sentiment de privation  ni de jouissance, de plaisir ni de peine, dé désir ni de crainte que celui de notre seule existence, et que ce sentiment seul puisse la remplir tout entière ; tant que cet état dure, celui qui s’y trouve peut s’appeler heureux […] »

Rousseau, Rêveries du promeneur solitaire, 1776-1778

 

Les billets de Coccinelle, Denis, Lee Rony.


Un peu plus tard, Anis de Litterama nous proposera un très beau sujet sur "Virginia Woolf et le temps".

 

Belles lectures et bon voyage philosophiques !

 

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 00:01

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Vladimir Jankélévitch,

Béatrice Berlowitz,

Quelque part dans l'inachevé,

NRF, Gallimard, 1978 (Entretiens, 265 pages)

 

Ce rendez-vous thématique des Lundis philo ne sera pas le dernier de ce mois de septembre ! Voici une première présentation de l’œuvre du philosophe Vladimir Jankélévitch, que je vais lire pendant quelques jours encore tant il me passionne. D’autres articles viendront donc compléter celui-ci chaque lundi.

 

Quelque part dans l’inachevé  qui fait l’objet de notre lecture commune est un long entretien mené par Béatrice Berlowitz dans lequel Jankélévitch présente les grandes caractéristiques de son œuvre, mais aussi ce qui le révolte – l’antisémitisme de gauche, par exemple. J’ai lu la moitié de l’ouvrage et c’est vraiment une lecture passionnante ! Jankélévitch analyse la précarité de l’existence sans négativisme et sa pensée me touche profondément tant elle est lumineuse. Sa sincérité et la simplicité avec laquelle il développe ses idées, évidemment d’une grande érudition, ont fait de lui un professeur très admiré, soucieux d’être compris par les « profanes, employés, étudiants désintéressés, […] les vrais défenseurs de la philosophie. » (104)

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Vladimir Jankélévitch est né en 1903 à Bourges, de parents russes.  Il est mort en 1985. Formé à l’Ecole Normale supérieure, il devient professeur de philosophie morale à la Sorbonne après la Seconde guerre mondiale durant laquelle il s’est engagé dans la Résistance.

Jankélévitch est un « philosophe-poète » fascinant. Il développe ses idées en s’appuyant sur des images, mais aussi sur ce que provoque en chacun de nous la musique, qui touche à l’universalité. « Seules la musique et la poésie peuvent se permettre  de ne pas enseigner… » Car l’émotion, les sensations que nous ressentons parlent alors mieux que les mots dont la puissance est toute relative. Au début de ces entretiens, il est longuement question du temps et de la temporalité, de la difficulté de le cerner sans en faire un espace « localisable » alors qu’il est aussi fugace que le « Vent dans la plaine, dont la chanson immémoriale n’a jamais commencé, dont la chanson perpétuelle jamais ne finira. » (99)

Jankélévitch écrit aussi que « tout esprit libre est un peu poète : car le poète lui aussi lutte contre les stéréotypes et les images mortes du langage pour en raviver la splendeur. » (109) Dans le chapitre « La philosophie étranglée », il rappelle que « la nécessité de lutter pour la philosophie est presque aussi vitale que le combat de naguère pour la liberté. » Philosopher nous conduit à ne pas être dupe de tout ce que nous tenons pour vérité incontestable : par exemple, « nous sommes à la remorque du langage alors que nous croyons le conduire », car à notre insu, tous nos discours sont dictés par notre inconscient. J'ai lu quelque part qu'il était "attentif aux mille nuances de la vie psychique." C'est exactement cela !

Et puis, Jankélévitch a une façon bien particulière de présenter les concepts-clés de sa pensée : le je-ne-sais-quoi et le presque-rien ; la conscience-de-mourir ; le  tout-ou-rien  de l’existence...

Le je-ne-sais-quoi peut être appliqué à la moralité, dont l’essence si fragile intéresse beaucoup le philosophe : la fugace intention morale risque à tout moment de sombrer dans la déchéance qu’elle combat. Jankélévitch analyse comme cela toutes les contradictions inhérentes à la vie humaine : par exemple, la conscience que nous avons des choses fait  toute notre grandeur, mais peut aussi nous rendre superficiels : dès que nous nous regardons en train d’agir, nous perdons notre authenticité et notre innocence - Qu’est-ce d’ailleurs que l’innocence et à quelle condition se déploie-t-elle ?

Seul l’amour est inestimable car il donne une valeur à tout ce qui est. Le presque-rien n’est pas dénué de valeur, puisqu’on le retrouve dans la musique, qui est « plénitude exaltante de l’être », donc essentielle, mais en même temps elle est une image de ce qu’il y a d’irrévocable et d’éphémère dans la vie humaine...

 

J’ai également beaucoup aimé le passage où il oppose mémoire et réminiscence. La réminiscence a « [une] sonorité poétique et nostalgique » pour Jankélévitch. Au contraire, la mémoire est absence de légèreté. Elle est décrite comme « un coffre-fort » ou l’on enferme les souvenirs comme des biens capitalisables. « La mémoire ainsi entendue est le lieu des pensées lourdes, alors que la réminiscence est une apparition fugitive dans le ciel du présent. » Et cette apparition est comme une « brèche » dans l’espace-temps, une brèche précieuse, qui nous saisit en plein vol et nous laisse sans voix, bouleversés. Qui n’a jamais été comme happé de l’intérieur, saisi jusqu’aux larmes par un parfum, une mélodie ? « Une simple bouffée, une effluve olfactive suffisent à ranimer, et parfois de manière presque hallucinatoire, tel ou tel âge de notre vie dans sa vérité vécue. Une mélancolie pénétrante poétise alors notre présent. […] C’est le vague à l’âme ! » Mais ce vague à l'âme est précieux. La fameuse madeleine de Proust…   

 

Quelques œuvres de Jankélévitch (liste non exhaustive) :

La Mauvaise Conscience, 1933

L’Ironie ou la bonne Conscience, 1936

Traité de vertus, 1949

Debussy et le mystère de l’instant, 1950

Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957

Le Pur et l’impur, 1960

La Mort, 1966

L’Imprescriptible, 1970

 

Si pour cause de rentrée scolaire je n’avais pas le temps lundi soir d’indiquer les liens vers vos articles et de venir vous lire, je le ferai mardi soir sans faute. Quant à mon article d'août sur le temps, je le publie dès que j'ai une heure pour le mettre en page sur le blog. Plus le temps ce soir (cette nuit), décidément ! Mais on n'est plus à un jour près !


Les billets d’Alexandra, Coccinelle, Denis, Lee Rony (d’autres ?)

 

Belles lectures et bons voyages philosophiques !

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 23:47

De retour après quelques semaines d'absence, avec une grosse pile de livres à présenter, je me suis dit qu'il serait peut-etre utile de faire le point sur les lectures communes à venir.

Je n'ai malheureusement pas pu honorer le rendez-vous thématique des "Lundis philo", que j'avais d'ailleurs reporté, mais j'ai eu une rupture de connexion internet le 12 août au soir, la veille de mon départ en vacances. J'en suis vraiment désolée, mais je crois que le temps m'a joué quelques tours ce mois-ci...

J'ai décidé de publier cet article - que j'avais écrit tout de même - lundi 2 septembre, en même temps que mon billet sur Quelque part dans l'inachevé de Jankélévitch.

 

Voici les dates des LC de septembre (je complèterai sans doute demain car j'ai encore quelques projets). N'hésitez pas à vous inscrire et à me signaler erreurs ou oublis, plus que probables après la coupure estivale :

 

Lundi 2 septembre 2013 (Les Lundis philo) : Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé ou le thème de la musique en philosophie.

Participants : Alexandra, Coccinelle (peut-être), Denis, Lee Rony, ...

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Jeudi 12 septembre 2013 : Gabrielle Roy, La Petite Poule d'eau dans le cadre du challenge "Mon Québec en septembre" chez Karine.

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Vendredi 20 septembre 2013 : Albert Camus, Caligula (Qui nous suit ?)

LC avec Coccinelle, ...

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Lundi 30 septembre 2013 : Marguerite Duras, Le Marin de Gibraltar dans le cadre du "Challenge Marguerite Duras"

LC avec Denis, Missycornish, ...

duras sourire

 

Belles lectures et bonne fin de semaine !

 

Heide

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 23:09

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Natacha Godeau et Giorgio Baroni, La Reine des Neiges,

d'après le conte de H.-C. Andersen,

Editions Auzou, Paris, 2012

A partir de 7 ans

 

La Reine des Neiges est un conte initiatique que j’adorais lorsque j’étais enfant. C’est donc tout naturellement que j’ai offert à ma petite Fleur cette adaptation de Natacha Godeau (texte) et Giorgio Baroni (illustrations), publiée dans la collection des grands albums des éditions Auzou. La version de Hans Christian Andersen date, quant à elle, de 1844. Le conte a été adapté au théâtre, au cinéma et à la télévision.


L'histoire

Deux enfants Hans et Hanna, liés par une amitié profonde et indestructible, vont être séparés corps et âmes, à cause de l’aversion d’un méchant troll pour tout ce qui est beau et harmonieux. Il invente un miroir magique capable de refléter de la pire manière les plus belles choses et il s'amuse à en tester les effets sur les anges du Paradis. Le miroir se brise en mille morceaux ensorcelés, qui se répandent sur la terre, « attendant de se glisser dans un œil pour en déformer la vision, menaçant de se planter dans un cœur afin d’en faire un glaçon… » Deux éclats finissent par toucher Hans et durant l’hiver, la Reine des neiges, celle qui « souffle le givre sur [les] vitres », enlève le jeune garçon, qui perd la mémoire à son contact, blotti bien au chaud dans son traîneau. Au printemps suivant, seule Hanna n’a pas abandonné l’espoir de retrouver son ami. Elle part donc à sa recherche et son long voyage initiatique, peuplé d’animaux et d’êtres étranges, la mènera jusqu’au palais de la Reine des neiges où elle pourra utiliser, pour libérer l’âme de son ami, un pouvoir bien plus puissant que celui de sa geôlière : la sincérité et l’amour qu’elle porte à Hans. Ce sont les larmes qui libèrent le cœur et font ressurgir la mémoire. A leur retour, les enfants auront bien grandi…

 

« Voici toute l’histoire de Hans et de son amie Hanna. Dans la grande ville où ils habitaient, nul ne s’entendait aussi bien qu’eux. Il faut dire que ces enfants-là s’aimaient comme frère et sœur. Peut-être est-ce pour cela que le plus méchant des trolls s’en mêla au commencement… »


La situation initiale du conte contient déjà l’opposition qui traverse toute l’histoire : l’amour, « la grâce et la gentillesse » face à la méchanceté, à la volonté de nuire, de blesser, de détruire. La quête d’Hanna symbolise le bien en lutte contre les forces du mal. Cependant, ce sont les anges du Paradis qui, en faisant involontairement vibrer le miroir, précipitent sa chute. Peut-être s’agit-il implicitement d’une remise en question d’une vision trop manichéenne du monde ? Toujours est-il que La violence des forces diaboliques à l’œuvre pour séparer les deux enfants est bien montrée par le réalisme des illustrations, notamment lorsque se répandent sur terre les éclats du miroir maléfique.

 

Reinedesneiges_eclatsmiroir1.jpgReinedesneiges_eclatsmiroir2.jpg

 

L’adaptation est réussie, sans être trop éloignée de la version originale si ce n’est que les noms des personnages ont changé : Hans et Hanna ont remplacé Kay et Gerda. Le sorcier est un troll. Dommage ! Car dans mon souvenir vivaient encore Kay et Gerda. Du coup, en rédigeant cet article, je me dis qu’il faudrait que je retrouve le conte d’Andersen et que je le lise pour compléter mon avis de lecture. Suite au prochain épisode…

Quant à Fleur, elle aime beaucoup son album pour la beauté du texte et des illustrations, mais, à 5 ans, elle ne pose encore aucune question sur l’histoire elle-même, ce qui montre sans doute qu’elle n’en saisit pas encore toute la portée symbolique. Cet album est conseillé à partir de 7 ans par l’éditeur.

 

Cet article est ma première participation au challenge "Contes du monde entier" de Coccinelle (La Culture se partage). Je l'intègre également au challenge "Je lis aussi des albums" chez Hérisson (Délivrez des livres).

 

ContesChallenge jelisalbums


Belle lecture !

 

Heide


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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 17:16

temps-horloge

Le temps s'étire tellement pendant les vacances qu'il finit par filer plus vite ! En fait, on prend le temps de vivre différemment et on n'a pas bien envie d'accélérer la cadence, pour laisser le temps au temps justement.

Alors j'espère que vous ne verrez pas d'inconvénient à ce qu'exceptionnellement, on repousse notre rendez-vous thématique au 2e lundi du mois d'août, soit

le lundi 12 août

au lieu du 5 août comme initialement prévu. Oui, parce que là en fait, vous l'aurez compris, je vais manquer d'un tout petit peu de temps, ce qui est bien dans le thème, remarquez... 

 

Bien sûr, rien ne vous empêche d'indiquer votre lien à la date prévue. Je vous propose de le faire en commentaire, en bas de cet article. Mais je voulais vous prévenir que je ne mettrai les liens à jour qu'avec mon compte-rendu de lecture, le 12.

Cela dit, tout est décalé puisque je m'apprête seulement à mettre à jour  les liens du mois dernier...

 

Sur ce, je vous souhaite un très bel été et je vous donne rendez-vous le 12 août donc, sur le thème du temps.

 

Bien amicalement.

Heide

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 15:24

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John Irving, Liberté pour les ours !

Roman traduit de l'américain par Josée Kamoun

Editions du Seuil, mai 1991 pour la traduction française (Points, 434 pages)

Titre original : Setting Free the Bears, 1968

 

Rares sont les livres qui me laissent une impression aussi mitigée que ce premier roman de John Irving, paru en France en 1991, vingt-trois ans après sa première publication aux Etats-Unis, sous le titre Setting Free the Bears. J’adore John Irving, son inventivité, sa façon de mêler comique et tragique dans des histoires rocambolesques dont les personnages ont une telle épaisseur qu’ils nous accompagnent ensuite longtemps.

Et c’était le cas au début de ce roman, brillamment construit en trois parties  - « Siggy », « les carnets » et « Liberté ! » : on est embarqué au rythme de « la bête », une vieille moto anglaise, rutilante, sur laquelle deux jeunes hommes, Graff et Siggy, amis de fraîche date, vont quitter leur ville, la Vienne des années 60, destination l’Italie. Pour ce grand « voyage du tonnerre » dont Siggy rêve depuis longtemps, «  pas de projets précis, pas d’itinéraire établi à l’avance,  pas de délais. » (20) Mais une philosophie bien à eux : « Il suffit de penser aux choses très fort. Tu penses à des montagnes, mettons, ou à des plages. Tu penses à des veuves riches et des petites paysannes et puis tu tends le doigt dans la direction où tu penses les trouver et tu choisis les routes de la même manière, tu les choisis pour les côtes ou les virages ; c’est le deuxième point, ça, choisir les routes qui vont plaire à la bête. » (20) Et l’on rit des situations burlesques dans lesquelles les deux comparses se retrouvent, on s’amuse de leurs facéties et l’on se demande ce que l’auteur, qui semble s’être amusé aussi, aura bien réussi à inventer, à la page suivante, entre deux parties de pêche…

En visitant le zoo de Hietzing, Graff et Siggy découvrent pourtant les conditions de vie déplorables des animaux et dès lors, Siggy n’a plus qu’une idée en tête : libérer ours, oryx, girafes et tous leurs compagnons d'infortune, faire le casse du zoo en somme ! Entre temps, sur la route, Graff tombe sous le charme de la douce Gallen, ce que lui reproche vigoureusement son ami puisque cela met un terme à leur périple...

Grâce aux carnets de Siggy, dont nous prenons connaissance après le terrible accident, on lit le journal que Siggy a tenu pour Graff, dans la nuit du 5 au 6 juin 1967, lorsqu’il s’est laissé volontairement enfermer dans le zoo. Parallèlement, on prend connaissance de l’histoire de sa mère, de sa rencontre avec son premier prétendant, Zahn Glanz, qui n’est pas le père biologique de Siggy, mais qui fut tout de même l’instillateur de ce que serait cet enfant dans l’esprit de sa mère. Puis sa rencontre avec le yougoslave Vratno Javotnik, le géniteur. Ces carnets, expurgés des poèmes, ont été réorganisés par Graff selon l’alternance un quart de surveillance au zoo (journal de la nuit clandestine de Siggy, du premier au vingt-deuxième quart) et ses « Préhistoire » I  puis II, « autobiographie hautement sélective de Siegfried Javotnik », lesquelles contiennent des données historiques très complexes sur la période de la montée du nazisme et de l’Anschluss : l’annexion de l’Autriche par l'Allemagne nazie, le 12 mars 1938, nous est racontée par Siggy dans Préhistoire I. C’est dans cette partie des carnets que j’ai perdu le fil et que mon intérêt s’est émoussé car j'avais trop peu de connaissances sur la période, je pense. Il faut avoir une idée des personnalités historiques autrichiennes, connaître les événements survenus dans les Balkans pour profiter pleinement de la lecture. Ce matin, j'ai lu la page sur l'Anschluss de Wikipédia, ce que j'aurais dû faire en préambule.

 

D’où mon avis mitigé car si indéniablement, Liberté pour les ours ! est un bon premier roman, surprenant, original et d’une très grande qualité littéraire, je n’ai pourtant pas été captivée jusqu’au bout ni totalement conquise donc. Cela dit, la fin vaut le détour…

Je reste une grande admiratrice de l’auteur bien sûr, et je lirai avec un très grand plaisir son dernier roman A moi seul bien des personnages. J’ai également dans ma PAL Dernière nuit à Twisted River, que j’ai hâte de découvrir. Et comme beaucoup de lecteurs, je suis une inconditionnelle du Monde selon Garp tout comme j’ai aimé tout particulièrement L’œuvre de Dieu, la part du Diable, entre autres.

 

Il s'agit d'une lecture commune initiée par Denis. J'inscris également ce billet dans le cadre du challenge "Premier roman" d'Anne.

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Belle lecture et bel été !

 

Heide


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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 23:06

Onfray L'ordrelibertaire

Edition de poche : J'ai Lu (799 pages)

 

 

L’essai de Michel Onfray s’ouvre sur une citation de Nietzsche que Camus a beaucoup lu dans sa jeunesse :  

« J’estime un philosophe dans la mesure où il peut donner un exemple. »

(Considérations intempestives, III, 3)

 

Voilà qui permet d’introduire le grand projet de Michel Onfray dans ce livre : « mettre fin à la légende créée par Sartre, celle d’un Camus « philosophe pour classes terminales », d’un homme de gauche tiède, d’un penseur des petits Blancs pendant la guerre d’Algérie » (Quatrième de couverture) De ce point de vue, l’objectif est atteint : « Camus sait qu’on ne connaît pas le monde, mais qu’on l’expérimente », nous dit l’auteur et il le démontre avec cœur dans cet essai-fleuve. Mais à vrai dire, je n’avais guère besoin d’être convaincue. Michel Onfray en fait un peu trop sans doute.


L'ouvrage comporte deux grandes parties :

I. Le royaume méditerranéen.

II. L'exil européen.


A partir de la deuxième partie surtout, il y a un peu trop de politique, un peu trop d’histoire de la philosophie, un peu trop de tout en fait. On en apprend beaucoup sur Proudhon, par exemple et sur quantité d’autres penseurs, écrivains ou hommes politiques mais au final, j'ai regretté qu'il n'y ait pas de mise en lumière des écrits de Camus seulement : sa pensée limpide, ses écrits contestataires ou poétiques se suffisent à eux-mêmes. Les pages les plus intéressantes de l’essai sont celles que Michel Onfray consacre à l’enfance, puis au théâtre, espace de militantisme et de fraternité, "le plus haut et le plus universel des genres" selon Camus. Concernant l’enfance, Onfray explique dans quelle mesure « Albert n’était pas sociologiquement préparé pour devenir Camus. » (56) Camus n'a jamais oublié d'où il venait et c'est au peuple qu'il s'adresse dans ses oeuvres, non à l'élite des cercles parisiens. C'est pour les gens de peu qu'il a voulu avec ferveur une démocratisation de la culture, car il savait à quel point le savoir est l'instrument d'émancipation par excellence.


L’analyse de Caligula est également passionnante : cette pièce, publiée en mai 1944, est le premier texte libertaire de Camus. On trouvera également une réflexion très riche sur le roman La Peste, publié en juin 1947, son deuxième texte libertaire. Michel Onfray explique que le portrait du tyran Caligula doit être lu en relation avec ce roman qui fonctionne comme une allégorie de tous les totalitarismes. « La Peste est le roman de ceux qui ne s’empêchent pas – autrement dit le roman de ceux qui ne sont pas des hommes parce qu’ils tuent d’autres hommes – des hommes compagnons des rats, sinon des rats eux-mêmes. » (M. Onfray, page 318) Camus montre par la fiction les conséquences du mal qu’entrevoyait déjà son père, mort au combat lors du premier conflit mondial, en affirmant  

« un homme, ça s’empêche ».

Personnellement, je trouve cette phrase extrêmement parlante et juste, bien plus que tout ce délayage politico-philosophique qui ressemble à un égarement et qui finit par lasser, notamment lorsque Michel Onfray expose sa théorie sur l’opposition entre la philosophie apollinienne, bourgeoise de Sartre - diabolisé à l’extrême d’ailleurs – et la philosophie dionysienne de Nietzsche et de Camus. Derrière la sentence du père, se mêlent la négativité de l’homme et sa part de lumière. Rien n’est définitif et la pensée de Camus lui-même n’est pas manichéenne. Sa philosophie consiste à dire oui au pôle positif et non au pôle négatif, un combat à l’œuvre dans chaque homme.


L’entreprise de Michel Onfray, qui retrace le parcours de Camus en tant qu’  « intellectuel de la gauche libertaire », est louable et l’érudition de son analyse force le respect. La première partie est vraiment passionnante, mais très vite, l’impression de redondance est trop forte pour que le plaisir de la lecture soit complet. Le livre a fini par me tomber des mains et je dois avouer que je n’ai pas lu les 200 dernières pages (sur 729 tout de même !) J’espère ne rien avoir manqué d’incontournable ! Finalement, je me dis que l’essentiel est de lire et relire Camus : L’Etranger, La Peste, Caligula, Les Justes… des œuvres littéraires et philosophiques majeures, plus éclairantes que les théories et les concepts, comme le souligne à juste titre M. Onfray.


Merci à tous d’avoir participé à ce rendez-vous mensuel malgré ma « désertion ». Vos messages chaleureux m’ont beaucoup touchée… Merci encore !


Voici les liens vers les contributions de Coccinelle (alias Catherine), Denis, Lee Rony.

Rendez-vous le lundi 5 août sur la thématique du temps.

En septembre, nous parlerons de Jankélévitch.

En octobre, je vous propose de découvrir Jung et ses fameux archétypes - L'Âme et la vie par exemple - ou de lire Femmes qui courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estès, qui propose aux femmes d'apprendre à vivre en harmonie avec leur nature profonde, à partir d'une analyse de contes traditionnels. Psychothérapeute américaine, "elle a été directrice de l'Institut C.G. Jung de Denver, et est à l'origine de la création du concept de femme sauvage, un des archétypes féminins." (Source : Wikipedia)

En novembre, pour fêter l’anniversaire des lundis philo, à vous de choisir votre thème !


En attendant, bonnes lectures et bons voyages philosophiques !

 

Heide

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Published by Heide - dans Philosophie
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 22:07

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Le mois de juin est achevé et je le laisse s’éloigner sans regret. La vie nous réserve son lot d’épreuves et ce fut une fin de mois difficile en ce sens.

 

Sur mon programme de lectures pantagruéliques, je n’ai pu lire qu’un roman en tout et pour tout : L’Amant de lady Chatterley de D.-H. Lawrence (il n’était d’ailleurs même pas prévu, mais quelle belle lecture !) Je le présenterai dès que possible, même si le mois anglais est désormais terminé.

J'ai l'intention de lire durant l'été tout ce qui était prévu : je pense notamment à la biographie de Virginia Woolf par Viviane Forrester, un livre que j'avais acheté, à Rebecca de Daphné du Maurier (lecture en cours) et à Pierre de lune de W. Collins. Mais j'aurai manqué les dates des lectures communes.


Quant aux Lundis philo, je suis désolée d'avoir également manqué le rendez-vous, mais je n'ai malheureusement pas pu faire autrement. Je vais donc différer d’une semaine la rédaction de mon article car  je n’ai pas pu achever ma lecture de l’essai de Michel Onfray, L’Ordre libertaire. La Vie philosophique d’Albert Camus. Demain mercredi, j’aurai un peu de temps pour vous lire et répondre à vos messages. J’en profiterai alors pour indiquer les liens vers vos articles, dans la colonne de droite du blog. Je ferai aussi un rappel de vos liens dans mon article (en retard) de lundi prochain.


Maintenant que tout va mieux et que les vacances se profilent, je pense pouvoir reprendre lectures et publications sur mon blog, à un rythme régulier, à partir du week-end prochain. J’aurai plaisir également à venir vous rendre visite et j’aurai très certainement de nombreux articles à lire après ces quatre semaines d’ « absence » !


En attendant, je vous souhaite de très belles lectures !

 

Heide

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Mon rendez-vous philo

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Pour en savoir plus sur le rendez-vous hebdomadaire et la lecture thématique mensuelle, c'est ICI.
La communauté "Les Lundis philo"est créée, n'hésitez pas à vous y inscrire !

 

10e rendez-vous thématique :

Lundi 12 août 2013 (date décalée)

Thème : le temps

Anis ?

Coccinelle

Denis

Lee Rony

Sophie ?

Heide

 

9e rendez-vous thématique :

Lundi 1er juillet 2013

Thème : le philosophe Albert Camus 

Coccinelle (alias Catherine) : Albert Camus

Denis : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

Lee Rony : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

Heide : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

 

8e rendez-vous thématique :

Lundi 3 juin 2013

Thème : Au bout du monde 

Deux approches : le voyage

et/ou

Philosophes/Philosophie du bout du monde (Asie, Moyen-Orient, Amérique latine, Australie...)

Anis : Les femmes, la philosophie et le voyage

Catherine : Au bout du monde avec l'idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine (Léon de Rosny)

Denis : Montesquieu, Voyages, Arléa

Lee Rony : Au bout du monde

Heide : Montaigne et le voyage

 

7e rendez-vous thématique :

Lundi 6 mai 2013

Thème : Littérature et philosophie

(Lecture commune récréative : Martin et Hannah de Catherine Clément)

Catherine lance deux débats passionnants pour dépasser le clivage entre littérature et philosophie.

Denis sur  Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder. A consulter aussi Hannah Arendt et Martin Heidegger de Elzbieta Ettinger (essai) : ici.

Lee Rony

Sophie sur Voltaire

Heide sur Martin et Hannah de Catherine Clément

 

6e rendez-vous thématique :

Lundi 1er avril 2013

Thème : La philosophie et le rire 

Catherine : Qui a écrit "Le rire est le propre de l'homme ?"

Denis  : autour d'une citation sur le rire philosophique. Candide de Voltaire (en attendant Bergson)

              Le Rire de Bergson

Lee Rony : Historique de la notion, façon Lee Rony.

Heide : Bergson, Le Rire, Essai sur la signification du comique

 

5e rendez-vous thématique :

Lundi 4 mars 2013

Thème : Femmes philosophes

Catherine : Cléobouline, l'une des premières femmes philosophes (Grèce antique)

Denis : Simone Weil, femme philosophe (1ère partie : sa vie et son oeuvre)

2e partie : La Pesanteur et la grâce (ICI)

Lee Rony signe un poème satirique "Femmes philosophes"

Heide : Hannah Arendt et la crise de la culture (1ère partie : présentation)

 

4e rendez-vous thématique :

Lundi 4 février 2013

Thème : Freud et la psychanalyse

Catherine : points communs et différences entre psychanalyse et philosophie

Denis : Le Malaise dans la culture de Sigmund Freud

Lee Rony  bientôt sur le divan avec cette lettre de son médecin traitant... Excellent ! 

Heide  : le fonctionnement de l'appareil psychique et L'Avenir d'une illusion


  3e rendez-vous thématique :

Lundi 7 janvier 2013

Thème : l'art, la beauté dans l'art

Catherine sur une citation de Platon

Denis sur Kandinsky, Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier

Lee Rony sur la question du point de vue, les rapports entre la distorsion des perceptions et la beauté artistique.

Heide sur un texte de Soseki Natsume, extrait d'Oreiller d'herbes, 1906


2e rendez-vous thématique :

Lundi 3 décembre 2012

Thème : la sagesse

Catherine : Oh non George ! Un album de Chris Haughton

Denis : ABC d'une sagesse par Svami Prajnanpad

Lee Rony : "Poésie lexicale"

Heide : Mathieu Ricard, Plaidoyer pour le bonheur

 

1er rendez-vous thématique :

Lundi 5 novembre 2012

Thème : le bonheur

Catherine : Le bonheur

Denis : Bruno Fabre, La Pyramide du bonheur

Lee Rony : Le bonheur

Heide : Le bonheur selon Marc-Aurèle

 

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Deux sites incontournables : l'Association Marguerite Duras, qui organise notamment les Rencontres Duras au printemps et Duras mon amour (site géré par des étudiants italiens)

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