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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:02

Kessel_l-equipage-111179-250-400.jpgJoseph Kessel, L’Equipage, 1923

Folio n° 864,

Roman 220 pages

 

Je dois le dire d’emblée, ce roman est un véritable coup de cœur, totalement inattendu qui plus est car, a priori, je ne pensais pas être réceptive à l’ambiance très masculine de la vie d’une escadrille durant la Première guerre mondiale ! Mais l’élégance sobre du style, la grandeur d’âme des héros et l’histoire d’un amour impossible sur ce fond historique tragique ont eu raison de mes premières réticences.

 

Au début du roman, l’aspirant Jean Herbillon quitte ses proches pour partir à la guerre. « Il avait vingt ans. C’était son premier départ pour le front. » Et déjà, « […] sa jeunesse n’acceptait pas la guerre sans l’habiller d’une héroïque parure. » (13) A la gare de l’Est, il retrouve les soldats de retour de permission, et se mêle à « leurs groupes  avec un sentiment de fierté fraternelle » : « il les aimait pour leurs souffrances, surtout pour le signe que la mort dépose sur les hommes qu’elle guette. » (13) Et puis la femme dont il est amoureux  est venue le retrouver, Denise, sa maîtresse  sans laquelle « il eût manqué à son départ une gloire. » (14) Nous apprendrons plus tard que la jeune femme est mariée et qu’elle a menti sur son identité : elle s’appelle en réalité Hélène Maury, ce qui aura une importance cruciale dans l’intrigue.

Tout au long de ce roman d’aventures et d’action, le lecteur suit l’évolution du jeune aspirant Herbillon, prêt à tous les sacrifices et à beaucoup de courage pour atteindre son rêve de gloire et d’honneur. Il fera ses armes au sein de l’escadrille dirigée par le Capitaine Gabriel Thelis, un jeune homme profondément humain, que chacun admire sans réserve tant son charisme est flamboyant. Herbillon fera à ses côtés son baptême du feu.

Avec la vie au mess, Kessel peint les amitiés viriles, fraternelles et entières et l’impatience de ces hommes, pressés d’en découdre avec l’ennemi : on entre dans l’aviation pour être un héros et plaire aux femmes. Mais l’équipage formé par Claude Maury et Jean Herbillon n’échappera pas aux pièges de l’amour, plus dangereux encore que les combats aériens. Dans cette très belle citation, - « […] une femme a cent visages tous aussi véritables, car ce n’est pas elle qui les façonne mais ceux qui la regardent en la chérissant. » (100) -  se noue la dimension tragique du roman. Ainsi, l’amitié entre Maury et Herbillon résistera-t-elle aux mensonges et aux remords, aux non-dits et à la déception ? Seront-ils toujours en mesure de se protéger l’un l’autre quand leurs corps rendus soudain plus vulnérables par la morsure de l’orgueil seront exposés, derrière la carlingue, aux tirs ennemis ?

 

Joseph Kessel conjugue littérature et action, dans la veine de Malraux ou de Saint-Exupéry, des auteurs de la même génération, qui écrivent aussi sur l’aventure vécue. Car en 1916, Kessel s’est lui-même engagé dans l’aviation et a participé ensuite, avec le grade de lieutenant,  à des missions dangereuses de combat et de reconnaissance.

L’Equipage s’appuie donc sur l’expérience personnelle de l’écrivain, qui décrit avec un lyrisme magnifique les combats aériens des premiers avions. Pour moi, Jean Herbillon a les caractéristiques des grands héros romantiques tant sa communion avec les éléments est puissante. De plus, la dimension épique de son parcours apparaît avec force dès les premières pages du roman. Grâce à une analyse psychologique extrêmement fine, Kessel dessine, dans un même mouvement, la part d’ombre et la grandeur de l’être humain, tiraillé entre le sens de l’honneur et du devoir, la fidélité en amitié aussi bien qu’en amour, les tiraillements du désir dont les conséquences, dans l’histoire d’amour de Denise/Hélène et de Jean, sont totalement incompatibles avec l’intérêt collectif et le code d’honneur des armées.

Pour construire cette superbe « épopée humaniste », Kessel souligne les nœuds dramatiques, les lignes de force conflictuelles entre les personnages, notamment entre Claude Maury, le mari bafoué et Jean Herbillon, l’amant tourmenté. Pour comprendre ce qui les unit, j’ai noté ce très beau passage : « Et tous deux – âmes jumelles d’une cellule unique – liaient leur savoir et leur divination pour mener à bien la même tâche. Ils avaient beau souffrir l’un par l’autre, se haïr même, leurs sens, leurs nerfs, emmêlés aussi étroitement que les commandes de l’appareil, travaillaient à l’unisson. Rouages intelligents de la frêle et puissante machine qui les emportait, le même fluide circulait entre eux. » (203) Si les deux hommes forment un équipage uni dans les airs, lors des missions de combat ou de reconnaissance, des tensions extrêmes naissent entre eux, sur la terre ferme, pour l’amour de la même femme. Vous l’aurez compris, Hélène/Denise est la femme légitime de Claude que Jean aime comme un frère, ce qui rend l’amour entre les deux amants réellement impossible. D’où le remord, d’où les soupçons et tout le cortège d’émotions profondément humaines, de la jalousie à la compassion, de la haine à l’amour fraternel ou charnel, qui s’entremêlent dans une situation extrêmement complexe. 

La question du destin est également posée : Jean Herbillon, qui se sentait confusément « invulnérable » lors de ses premières sorties, prend progressivement conscience de la fragilité de la vie et de l’aspect aléatoire de ses missions. « Les questions qui lors de son premier départ semblaient essentielles n’existaient plus pour lui. Il savait maintenant que l’on n'étonnait personne à l’escadrille par le courage, car, brave ou non, chacun faisait honnêtement la même tâche périlleuse ; il savait que l’art de regarder valait plus que la témérité, que les fantaisies d’une balle folle faisaient un victorieux aussi bien qu’une victime et que la chance régissait les exploits. Le hasard dont il était le sujet passif lui inspirait une crainte dont il n’avait plus honte, sûr de ressaisir dans sa carlingue le sang-froid nécessaire et toute sa volonté de réussir. » (109)

Dans ce monde d’hommes et face au devoir qui les brise un par un, la femme apparaît comme celle qui ne se soumet jamais : « Elle pouvait, contrainte, subir la règle des hommes. Elle ne l’accepterait jamais dans la part essentielle de son être. » (192)

 

Il est parfois difficile de trouver des mots justes et suffisamment forts pour dire à quel point un roman nous a émus. Alors, je ne peux que vous en recommander très chaleureusement la lecture. Je commencerai dès la semaine prochaine un autre Kessel, La Passante du Sans-Souci ou L’Armée des ombres, très probablement. D’autres suivront, comme Mermoz, après Le Lion que j’aimerais relire aussi tant je l’avais adoré à l’adolescence. 

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune organisée en avril par Denis pour « Littératures francophones d’ailleurs ». Je rattache également ce billet au challenge "Un classique par mois" chez Stephie.

 

Quelques éléments biographiques :

 

Joseph Kessel est né en 1898 à Clara, en Argentine, de parents russes. Après la guerre qui a interrompu tous ses projets de carrière, Kessel consacre sa vie à la littérature et au journalisme. Ses voyages, nombreux, formeront la matière de ses écrits jusqu’à la Seconde guerre mondiale qui met un nouveau terme à ses activités. En 1940, il devient correspondant de guerre et en 1941, il entre dans la Résistance française. Il passe alors clandestinement en Angleterre où il compose avec Maurice Druon, les paroles du Chant des partisans. Après la guerre, voyages, reportages et romans reprennent. En 1963, Joseph Kessel est élu à l’Académie française.

 

Belle lecture !

 

Heide

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 21:19

venuspoche.jpgProsper Mérimée, La Vénus d’Ille, 1837

Editeur : Le Livre de poche (24 août 1994)

Collection Libretti

Genre : nouvelle fantastique

94 pages

 

      « La Vénus d’Ille » a été publiée en 1837, dans la revue prestigieuse la Revue des Deux Mondes. Mérimée s’était vu confier des fonctions importantes dans les affaires culturelles tant son érudition en histoire de l’art était reconnue : ainsi, dés 1834, Mérimée est Inspecteur général des Monuments historiques. En 1837, année de publication de la nouvelle, il vient d’achever une tournée d’inspection des monuments du sud de la France. Cependant, même si tout porte à croire le contraire, Mérimée lui-même rappela dans une lettre que la Vénus d’Ille n’avait jamais existé.


    La nouvelle raconte les circonstances mystérieuses de l’assassinat d’Alphonse de Peyrehorade, jeune homme de bonne famille, fort peu sympathique au demeurant, au cours de sa nuit de noces. Le narrateur, présent au moment du crime, est l’invité du père d’Alphonse, un antiquaire auquel il a été recommandé par un ami, M. de P. et qu’il est venu solliciter pour le guider dans sa découverte des ruines de la région d’Ille, petite ville tranquille des Pyrénées Orientales. Or, à son arrivée à Ille, le narrateur apprend en discutant avec son guide catalan, qu’un antique, une Vénus de bronze a été découverte, sous un arbre mort, un vieil olivier que le Catalan et Jean Coll avait pour ordre de déraciner : une main noire est alors sortie de terre et les deux hommes l’ont d’abord prise pour un cadavre en décomposition. Puis l’ayant dégagée entièrement, ils ont été saisis par l’air méchant de cette « idole », qui semblait animée d’une conscience et douée de volonté. D’autres événements troublants, impliquant la Vénus, suivront jusqu’à cette fameuse nuit de noces dont le déroulement sera mis en avant par l’enquête de police. Alphonse a-t-il été victime d’une vengeance humaine – des éléments de l’intrigue permettent de l’envisager - ou de la passion destructrice d’une statue antique démoniaque ? Et que signifie l’inscription latine « Cave Canem » sur le socle de la statue ? La double interprétation, caractéristique du registre fantastique est bien présente et le lecteur oscille entre une explication rationnelle et une autre laissant la porte ouverte au surnaturel…


     "La Vénus d'Ille" est devenue un classique du genre. Ce fut une lecture très agréable tant la fiction est bien menée, mêlant plusieurs registres voire plusieurs genres : de la chronique pittoresque d’une petite ville du Roussillon, nous passons à une enquête policière au sujet d’un drame familial. Et au centre de tout cela se déploie le fantastique, entre ironie et tragique, nourrit de symboles tels les nombreuses occurrences du chiffre 2 et « l’inquiétante étrangeté » (Freud) de la Vénus, cette « divinité infernale » qui s’anime.


Extrait :


« Je m’habillai rapidement et j’entrai dans le corridor. De l’extrémité opposée partaient des cris et des lamentations, et une voix déchirante dominait toutes les autres : « Mon fils ! mon fils ! » Il était évident qu’un malheur était arrivé à Monsieur Alphonse. Je courus à la chambre nuptiale : elle était pleine de monde. Le premier spectacle qui frappa ma vue fut le jeune homme à demi vêtu, étendu en travers sur le lit dont le bois était brisé. Il était livide, sans mouvement. Sa mère pleurait et criait à côté de lui. M. de Peyrehorade s’agitait, lui frottait les tempes avec de l’eau de Cologne ou lui mettait des sels sous le nez. Hélas ! Depuis longtemps son fils était mort. Sur un canapé, à l’autre bout de la chambre, était la mariée, en proie à d’horribles convulsions. Elle poussait des cris inarticulés, et deux robustes servantes avaient toutes les peines du monde à la contenir. 

« Mon Dieu ! m’écriai-je, qu’est-il donc arrivé ? »

 

Pour conclure, Mérimée se serait inspiré du récit d’Hermann Corner, écrit en latin au XIe siècle et source de nombreuses reprises jusqu’au XIXe siècle. Dans la version de Corner, la statue est une incarnation de la déesse Vénus elle-même et non plus une simple sculpture qui s’anime. Le texte est effectivement très semblable et je m’en tiendrai à cette remarque pour ne pas dévoiler les éléments clés de l’intrigue et préserver le plaisir de la lecture.

 

J’inscris cet article dans le cadre du challenge « Fant'classiques » chez Iluze et du challenge « Un classique par mois » chez Stephie.

 

Belle lecture !

 

Heide

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 01:03

Erec-enideenfants.jpg    Erec et Enide est "le premier roman français du cycle arthurien qui nous soit parvenu" (René Louis, traducteur). C'est aussi le premier roman de Chrétien de Troyes, clerc érudit, fin connaisseur des cultures de l'antiquité, de la culture chrétienne et des coutumes bretonnes. Sa production littéraire s'étend sur la seconde moitié du XIIe siècle (entre 1160 et 1190).

Erec et Enide est moins lu que  Yvain, le chevalier au lion, Lancelot ou le chevalier de la charrette et Perceval ou le conte du Graal. Pourtant, l'oeuvre ne manque pas d'intérêt car elle aborde des questions inhabituelles pour l'époque.

Le livre existe dans une version accessible aux plus jeunes, dans la collection Classiques abrégés de l'Ecole des Loisirs. Cette nouvelle traduction par Jean-Pierre Tusseau est remarquable car l'écriture est "simple" tout en respectant parfaitement la richesse et les particularités du texte médiéval. C'est donc cette version pour jeunes lecteurs que je vous présente aujourd'hui.

 

     Le début de l'histoire

 

    L'histoire commence à la cour du roi Arthur, à Cardigan. C'est le jour de la chasse au blanc cerf, une coutume ancienne qui autorise le vainqueur - celui qui aura tué le blanc cerf - à embrasser la plus belle demoiselle. Erec, fils du roi Lac et chevalier de la Table ronde, accompagne la reine Guenièvre quand il est frappé au visage par un nain, suivi d'un chevalier fort peu sympathique et de sa demoiselle. Or, Erec est désarmé, il lui faut donc reporter le moment où il défiera le chevalier pour laver l'affront qu'on vient de lui infliger. Il saisira l'occasion un peu plus tard en disputant l'épervier au nom d'Enide, la fille du vavasseur chez lequel il est hébergé. C'est le début de l'histoire d'amour entre les deux jeunes gens, tous deux d'une beauté inégalée. Au début de leur mariage, ils vivent dans une telle fusion amoureuse qu'Erec délaisse ses devoirs de chevalier. La cour l'accuse alors de "récréantise", c'est-à-dire de lâcheté, la plus grave accusation que l'on puisse porter contre un chevalier. Enide le lui dit, mais elle regrette vite son aveu car aussitôt Erec décide de partir en quête d'aventures pour retrouver son honneur. Enide accompagne son époux et elle constate très vite que son attitude n'est plus celle d'un époux amoureux. Il devient froid et distant, et il met Enide à l'épreuve en lui interdisant de lui adresser la moindre parole quelle qu'en soit la raison : c'est la crise.

 

     Mes impressions

 

    Erec et Enide est un roman de chevalerie à l'action intense, présentant chevauchées, combats singuliers hauts en couleur et tournois, C'est un roman qui n'est pas dénué de merveilleux puisqu'on y trouve notamment, une épreuve maudite "la Joie de la cour" dans un verger enchanté.

Mais c'est aussi un roman d'amour qui propose une réflexion toujours d'actualité sur le mariage, ses hauts et ses bas, le passage de la passion initiale à un nouvel équilibre. En racontant la chevauchée d'Erec et Enide et leurs aventures, Chrétien de Troyes évoque, sous forme allégorique, l'aventure de tous les couples. Cependant, il faut se rappeler qu'au moyen âge, l'amour ne se vivait qu'en dehors du mariage : c'était l'amour courtois. A priori amour et mariage était donc inconciliables, d'où l'intérêt particulier de ce regard neuf porté par l'auteur. Chrétien de Troyes se demande si l'amour peut survivre au mariage et dans quelles conditions.

Erec et Enide est donc un roman passionnant qu'il faut absolument découvrir au même titre que les grands romans de la légende arthurienne. Cette version est plus particulièrement destinée aux enfants, mais il existe bien sûr d'autres traductions pour adulte. Pour les enseignants de Lettres qui hésiteraient à étudier cette oeuvre, je précise que mes élèves de 5e l'ont largement plébiscitée.

 

erec-et-enide_couv.jpg

Bonne lecture !


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Mon rendez-vous philo

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Pour en savoir plus sur le rendez-vous hebdomadaire et la lecture thématique mensuelle, c'est ICI.
La communauté "Les Lundis philo"est créée, n'hésitez pas à vous y inscrire !

 

10e rendez-vous thématique :

Lundi 12 août 2013 (date décalée)

Thème : le temps

Anis ?

Coccinelle

Denis

Lee Rony

Sophie ?

Heide

 

9e rendez-vous thématique :

Lundi 1er juillet 2013

Thème : le philosophe Albert Camus 

Coccinelle (alias Catherine) : Albert Camus

Denis : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

Lee Rony : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

Heide : L'Ordre libertaire. La Vie philosophique d'Albert Camus de Michel Onfray

 

8e rendez-vous thématique :

Lundi 3 juin 2013

Thème : Au bout du monde 

Deux approches : le voyage

et/ou

Philosophes/Philosophie du bout du monde (Asie, Moyen-Orient, Amérique latine, Australie...)

Anis : Les femmes, la philosophie et le voyage

Catherine : Au bout du monde avec l'idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine (Léon de Rosny)

Denis : Montesquieu, Voyages, Arléa

Lee Rony : Au bout du monde

Heide : Montaigne et le voyage

 

7e rendez-vous thématique :

Lundi 6 mai 2013

Thème : Littérature et philosophie

(Lecture commune récréative : Martin et Hannah de Catherine Clément)

Catherine lance deux débats passionnants pour dépasser le clivage entre littérature et philosophie.

Denis sur  Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder. A consulter aussi Hannah Arendt et Martin Heidegger de Elzbieta Ettinger (essai) : ici.

Lee Rony

Sophie sur Voltaire

Heide sur Martin et Hannah de Catherine Clément

 

6e rendez-vous thématique :

Lundi 1er avril 2013

Thème : La philosophie et le rire 

Catherine : Qui a écrit "Le rire est le propre de l'homme ?"

Denis  : autour d'une citation sur le rire philosophique. Candide de Voltaire (en attendant Bergson)

              Le Rire de Bergson

Lee Rony : Historique de la notion, façon Lee Rony.

Heide : Bergson, Le Rire, Essai sur la signification du comique

 

5e rendez-vous thématique :

Lundi 4 mars 2013

Thème : Femmes philosophes

Catherine : Cléobouline, l'une des premières femmes philosophes (Grèce antique)

Denis : Simone Weil, femme philosophe (1ère partie : sa vie et son oeuvre)

2e partie : La Pesanteur et la grâce (ICI)

Lee Rony signe un poème satirique "Femmes philosophes"

Heide : Hannah Arendt et la crise de la culture (1ère partie : présentation)

 

4e rendez-vous thématique :

Lundi 4 février 2013

Thème : Freud et la psychanalyse

Catherine : points communs et différences entre psychanalyse et philosophie

Denis : Le Malaise dans la culture de Sigmund Freud

Lee Rony  bientôt sur le divan avec cette lettre de son médecin traitant... Excellent ! 

Heide  : le fonctionnement de l'appareil psychique et L'Avenir d'une illusion


  3e rendez-vous thématique :

Lundi 7 janvier 2013

Thème : l'art, la beauté dans l'art

Catherine sur une citation de Platon

Denis sur Kandinsky, Du spirituel dans l'art et dans la peinture en particulier

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Heide sur un texte de Soseki Natsume, extrait d'Oreiller d'herbes, 1906


2e rendez-vous thématique :

Lundi 3 décembre 2012

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